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Patron de Fumerolles, fumiste, ancien fumeur, actuel vapoteur.

Réponse à Addiction Suisse

Ce matin, Addiction Suisse a publié un communiqué de presse qui fait grand bruit.
Ils s’alarment du fait que les jeunes expérimentent la vape. L’étude elle se trouve ici.

Ce que dit Addiction Suisse :
50.9% des garçons et 34.8 des filles de 15 ans ont déjà expérimenté la vape, cela pourrait favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’accros à la nicotine, voir même pousser les jeunes à fumer.

1) Ils craignent « l’émergence d’une nouvelle génération d’accros à la nicotine »

En consultant le résultat de leurs études je vois en page 63 que 16% des garçons de 15 ans qui ont fumé au moins une fois dans leur vie en sont dépendants puisqu’ils fument tous les jours. On voit donc à quel point le tabac est addictif. En revanche il a été prouvé que les patch ne sont pas addictifs. Ce n’est donc pas parce qu’un produit contient de la nicotine qu’il est automatiquement et systématiquement addictif. Qu’en est-il de la vape ? L’étude ne prends pas la peine de quantifier le nombre de garçons de 15 ans qui vapotent tous les jours, mais selon l’étude ESCAPAD 2017 ils seraient 1.9% à 17 ans. Or selon Addiction Suisse 2% environ des jeunes disent vapoter pour ne pas fumer, c’est à dire qu’ils sont devenus dépendants à la nicotine à cause de la cigarette et qu’ils utilisent la vape pour diminuer les risques, pour échapper à un produit nocif. On voit donc qu’il n’y a pas d’évidence à ce que les jeunes qui ont expérimenté la vape deviennent accros à la nicotine.

Dans le cadre de cette étude, Addiction Suisse aurait pu facilement analyser le caractère addictif de la vape, je pense qu’ils ne le font pas car ils savent parfaitement que la vape n’est pas addictive.

2) Addiction Suisse dit que la vape pourrait « pousser les jeunes à fumer ».

Selon leur étude en page 74, les garçons de 15 ans ayant fumé au moins 1 cigarette au cours de leur vie était stable et élevée (environ 60%) de 1986 à 2010. L’année où la vape débarque en Suisse, en 2014, cette prévalence chute. En 2018, la baisse se confirme pour arriver à 35%, presque la moitié de ce qu’elle a été durant 25 ans. L’arrivée de la vape ne coïncide donc pas avec une hausse de la prévalence tabagique mais au contraire à une baisse. On peut donc non seulement exclure l’idée comme quoi la vape pourrait « pousser les jeunes à fumer », mais on est même en droit de se demander si la vape ne rendrait pas la clope obsolète, ringarde.

Voici ma réponse à Addiction Suisse, hélas écrite le jour même sous de coup de la colère et sans même avoir pris le temps de lire l’étude à laquelle il faisaient référence.

Bonjour

Suite à votre communiqué de presse, en tant que professionnel de la vape et représentant romand de la SVTA, je me permets de vous faire part de ma réaction.

Tout d’abord, le problème avec le tabac n’est pas la dépendance à la nicotine mais la nocivité de la combustion. Si le tabac ne tuait pas 9500 personnes chaque année en Suisse, on ne se battrait pas contre ce fléau. Personne ne se préoccupe de savoir combien de personnes sont dépendantes des transports publics ou du café car ce n’est pas un drame.

Deuxièmement, les données que vous publiez sont trompeuses. Vous semblez confondre expérimentation et usage régulier avec nicotine. Il aurait pourtant été simple de collecter cette petite précision supplémentaire. Cette confusion a pour effet d’alarmer la population et les politiques contre la vape ce qui pourrait protéger le tabagisme. La nuance est évidente et vu vos compétences, vous le savez parfaitement. Si l’expérimentation virait à la dépendance, ce serait préoccupant, je vous l’accorde. Mais ce n’est pas le cas comme nous l’a confirmé plusieurs fois l’enquête ESCAPAD : Bien que l’expérimentation soit importante, seuls 1.8% des jeunes vapotent quotidiennement et ce sont en très grande majorité des fumeurs ou d’anciens fumeurs.

Troisièmement, après avoir confondu expérimentation et dépendance, vous glissez sur l’effet passerelle, ce qui suggère encore plus de votre part une volonté de protéger le tabagisme. Dans les pays où la vape prolifère depuis suffisamment longtemps pour qu’on puisse en mesurer l’impact, on constate une baisse de la prévalence tabagique chez les jeunes. Ceci autant en France, en Angleterre qu’aux USA. Dans ces conditions, comment pouvez-vous étayer une prétendue transition de la vape au tabac ?

Quatrièmement, le vrai problème n’est pas la hausse du vapotage mais la stagnation de la prévalence tabagique en Suisse. La lute anti-tabac actuelle a montré ses limites, vu le déroulement des débats dans les chambres fédérales ce n’est hélas pas la LPTab qui va améliorer la situation. Il est donc grand temps d’inclure la réduction des risques à la politique anti-tabac.

Cinquièmement, personne ne conteste l’interdiction de vente de produits de la vape aux mineurs. C’est une nécessité que les milieux de la vape soutiennent. Nous avons à ce sujet créé un codex où nous nous interdisons de vendre de la nicotine aux mineurs. Cependant, alors que vous critiquez le fait qu’il n’y ait pas de limite d’âge au niveau fédéral pour la vape, vous ne pipez mot de l’absence d’interdiction pour le tabac, pourtant bien plus nocif.

Cela démontre encore une fois que vous vous accommodez somme toute très bien du tabagisme et que ce qui vous dérange, c’est qu’un nouvel outil que vous ne maîtrisez ni ne comprenez vienne perturber votre routine et vos dogmes.

Meilleures salutations


Nicolas Michel
Représentant romand de la SVTA

Dummy

En bref

Dans un soucis de mise en conformité, Fumerolles cesse d’ajouter de la nicotine dans les jus. Ce sera donc à vous, clients, d’ajouter la nicotine dans vos e-liquides.

Pour ce faire nous vendons désormais des boosters de nicotine en 20 et 60mg/ml.

Avec nos désormais célèbres Dummy bases, vous disposerez d’une solution simple pour avoir les dosages suivants :

  • Sur des produits finis de 66ml, avec une base de 50/50 et un arôme de 10ml dilué à 15%, nous proposons du 0, 3, 6, 9, 12 et 18 mg/ml
  • Sur des produits finis de 200ml, avec une base de 50/50 et un arôme de 30ml dilué à 15%, nous proposons du 0, 1, 2, 3, 4, 6, 8, 10, 12 et 14 mg/ml

Avec les Dummy bases il n’y aura donc plus le choix sur le ratio PG/GV, toutes les dummy bases seront en 50/50. De plus certains dosage ne sont pas dispo avec ce système.
Cependant en utilisant un booster, une seringue et les calculateurs cités plus  bas, vous pourrez obtenir le dosage de votre choix.

Alternative : Outre les pack DIY de Revolute, vous pouvez acheter de la base sans nicotine et ajouter vous-même la quantité de nicotine et d’arôme souhaité. Ces deux solutions sont moins cher que les Dummy Bases mais nécessitent un peu de travail.

Pour les calculs, voici 2 sites qui devraient faire l’affaire :
Le calculateur de mon confrère et ami VapeShop ou ce petit calculateur bien sympa.

Pour doser la nicotine et les arômes, le plus simple est d’utiliser une seringue et une canule. Pour être précis, choisissez la seringue la plus petite possible mais suffisante par rapport à la quantité à ajouter. Pour doser la base il existe des flacons gradués, bien pratiques.

Pour la nicotine, vous pouvez soit acheter des boosters chez nous, soit commander vous-même un flacon de nicotine plus fortement dosée. Dans ce cas je recommande de prendre du 100mg/ml dans une base de Propylène Glycol. Voici quelques adresses : Nicvape, Mix n Match eliquids, Nude Nicotine.

Dosage d’arôme : En règle générale, nous recommandons de mettre 15% d’arôme. Néanmoins certains fabricants travaillent avec des arômes plus concentrés et il est conseillé de vérifier auprès du fabricant la dilution recommandée. Vous pouvez également choisir de mettre plus ou moins d’arôme selon vos goûts.

Sécurité : N’achetez surtout pas de nicotine pure.  Nous recommandons un dosage de 100mg/ml, soit 10%. C’est suffisant et bien moins risqué. La nicotine pénètre à travers de la peau (c’est le principe des patch). La nicotine pique lorsqu’on en a dans les yeux. Dans les 2 cas, en cas de projection de nicotine, rincez immédiatement à l’eau courante.  Et bien entendu, ne manipulez pas de nicotine en présence d’enfants. Travaillez sur une surface propre et rangée. Après chaque manip, rincer vos outils et lavez vous les mains. Travaillez toujours à proximité d’un lavabo.

Explications

Le 24 avril dernier un arrêt du Tribunal fédéral a annulé l’interdiction de vente de e-liquides contenant de la nicotine. En l’absence d’interdiction il est donc désormais légal de vendre des e-liquides contenant de la nicotine.

En revanche la nicotine reste classée parmi les produits chimiques et sa manipulation dans un cadre professionnel est soumise à des règles strictes, comme tout autre produit chimique. Il n’est donc pas possible de nicotiner un jus en arrière boutique si on souhaite se conformer aux normes en vigueur.

Depuis le verdict du TAF, l’OSAV, sans base légale et dans le déni même de l’arrêté mentionné, entends nous astreindre à la TPD (directive européenne sur les produits du tabac). Si vous avez pris la peine de lire le verdict vous aurez constaté que le tribunal parle d’un vice de forme (qualifiée de faute grave) qui invalide la définition même de « cigarette électronique » et par extension, selon moi, sa classification en tant qu’objet usuel en contact avec les muqueuses car l’OSAV ne fais pas de distinction entre l’object et le produit. C’est ce que disait du reste  l’avis de droit du cabinet BRS sur mandat d’Helvetic Vape. Il n’est donc pas fait mention dans le verdict du principe du Cassis de Dijon invoqué par l’OSAV pour prétendre que la vente de e-liquides contennant de la nicotine reste interdite mais qu’une exception est faite pour les produits commercialisés dans l’espace économique européen, conformément au principe du cassis de Dijon.
L’OSAV invoque une ancienne jurisprudence qui portait sur des cartouches pré-remplies (objet en contact avec les muqueuses) pour justifier le maintient de la lettre d’information 146 mais cela ne devrait pas s’appliquer à un d’un e-liquide puisque c’est un produit et non un objet.

La TPD est absurde et va à l’encontre de la santé publique.

Notamment parce qu’elle fixe une limitation infondée de 20mg/ml pour de dosage max de nicotine. Il suffit de regarder le  succès de la marque Juul aux USA avec ses produits dosés en 60 mg/ml pour constater d’une part qu’un dosage élevé est efficace et d’autre part qu’il n’y a pas plus de problème d’intoxications à la nicotine aux USA avec ces produits fortement dosés qu’avec d’autres produits.  (Le nombre de cas cliniques reportés d’intoxication sévère à la nicotine à cause de e-liquides est statistiquement insignifiant, surtout si on compare ce nombre avec le nombre de vies sauvées grâce à l’arrêt tabagique que permet la vape).

La TPD apporte également une limitation dans la taille des flacons de e-liquide à 10ml, ce qui est tout autant absurde, infondé et à l’encontre le la santé publique. Pour preuve, actuellement en France le système de ShortFill (une manière de contourner la TPD en vendant des e-liquides de 50ml sans nicotine dans des flacons de 60ml avec un « booster » de 10ml en 20mg/ml à côté ) amène une limitation de fait à 3 mg/ml ce qui est généralement pour un débutant la meilleur façon de continuer à fumer tout en vapotant. Pourtant le système ShortFill représente environ 50% des ventes de e-liquides actuellement en France.

C’est pourquoi le shop Fumerolles entends lutter contre cette limitation que l’OSAV tente de nous imposer sans même prendre la peine de la formaliser par une décision officielle en bonne et dûe forme. (Décision qui entraînerait un droit de recours, l’OSAV ne semblant pas souhaitez devoir défendre ses décisions devant un tribunal ni se conformer à la loi)

Pour ce faire nous sortons un nouveau produit : des boosters en 60mg/ml dont la déclaration sur le site officiel des produits chimiques Suisse est en cours.

Ces boosters sont pratiques, utiles et adaptés au marché actuel mais ils dépassent la limitation absurde de 20mg/ml imposée par la TPD.

Afin de ne pas risquer que ce combat soit perdu d’avance pour de simple raisons techniques, nous nous mettons en conformité. C’est à dire que nous ne manipulons plus de produits contenant de la nicotine car nous sommes dans l’impossibilité de nous mettre aux normes qu’exigent la manipulation d’un tel produit chimique dans un cadre professionnel. Nous vendrons donc d’un côté des e-liquides sans nicotine et de l’autre des boosters de nicotine. Il reviendra au client  la responsabilité d’ajouter la nicotine dans les e-liquides.

Merci pour votre compréhension.

Nicolas

Le nouveau codex SVTA

Voilà quelques semaines, l’OSAV (office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires) a convoqué tous les acteurs de la vape à participer à une table ronde dans le but de créer une auto-régulation.

Nous (la SVTA, dont je suis le représentant romand) sommes donc allés à Berne écouter et voir ce qu’il est possible de faire. S’en est suivis une série de réunions dans laquelle l’OSAV nous demande de ne pas vendre de vape aux mineurs alors que dans certains cantons, on a le droit de vendre du tabac aux enfants – à Genève notamment.

Si sur le principe nous souhaitons adopter une attitude responsable, nous ne voulons pas que les règles qui régissent un produit servant à arrêter de fumer soient plus restrictives que les règles qui régissent le tabac. En Suisse Romande, selon le monitorage Suisse des addictions, plus d’un jeune sur six entre 15 et 17 ans fume.

Tout n’est pas encore joué, on est en cours de discussion mais en attendant on a remis notre codex à jour.

Bref, voici le Codex SVTA et le Communiqué de presse  qui s’y reporte

A noter également que actuellement la mode est que chaque canton se mette à réglementer la vape comme s’il s’agissait d’un produit du tabac. A Genève par exemple, alors qu’il est légal de vendre un paquet de clope à un gosse, depuis qu’on a enfin le droit de vendre des e-liquides avec nicotine il devient soudainement urgent de protéger nos chères têtes blondes contre les méfaits de la vape. De quoi vous donner envie de vomir quand on sait que le tabac tue 9500 personne en Suisse chaque année et que la vape n’a jamais tué personne à ce jour, malgré 40 millions de vapoteurs de par le monde et 13 ans de recul.

Si vous souhaitez agir pour défendre vos droits de vapoteurs tant qu’il est encore temps – par exemple pour avoir le droit de tester vos jus en boutique, ce qui ne saurait être toléré longtemps si on en crois les projets de loi – vous devriez alors rejoindre Helvetic Vape, l’association Suisse des vapoteurs.

Plouf

Je tousse, la gorge me gratte quand je vape.

Quand vous tentez de vapoter, vous toussez.
Voici quelques tests à tenter pour que ça se passe mieux :

  • Prenez de longues inspirations. Avec une vapeur plus dense, ça passe mieux.
  • Lâchez le bouton une demi seconde avant la fin de votre inhalation pour prendre la vapeur résiduelle.
  • Il faut boire beaucoup. Le propylène glycol et le glycérol contenu dans les e-liquide sont très hydrophiles et ont tendance à assécher les muqueuses.
  • Tentez de mettre 1 à 2% d’eau dans votre jus. Donc 3 gouttes pour 10ml environ, de cette façon votre e-liquide aura un peu moins « soif ».  Attention avec l’eau, ça va fluidifier votre jus et donc votre ato va couler plus facilement
  • Essayez de modifier les watt, par exemple en réglant au minimum recommandé ou au contraire en poussant les watt au max recommandé. Les deux valeurs sont notées sur la résistance. Etrangement les deux peuvent aider suivant les cas car ça va faire une vape plus douce (en baissant) ou plus onctueuse (en montant les watt)
  • Essayez de mettre une résistance plus haute, ça va vous permettre de baisser les watt, serrer l’airflow et de mieux supporter la nicotine de votre e-liquide.
  • Suivant les résistances que vous utilisez dans votre atomiseur, monter le ratio de VG (glycérine végétale ou glycérol). En général du 50/50 va passer sur toutes les résistances, pour aller au delà il faut soit des résistances avec de gros trous pour l’entrée de jus soit ajouter un peu d’eau pour fluidifier le liquide. La VG est plus épaisse que le PG (propylène glycol)
  • Il se peut que vous soyez légèrement intolérant au PG, dans quel cas il faut tenter de trouver des jus qui en contiennent le moins possible. Ajouter de l’eau au besoins si vos résistances crâment trop vite.
  • Si c’est la nicotine que vous supportez mal, faites un test avec les sels de nicotine. Pour en savoir plus, lisez l’excellent article de Mickaël Hammoudi sur le sujet.

Voilà une petite liste en vrac de choses à tenter pour trouver votre grâal dans la vape

Plouf

page de test

Permier suivis primo
Nom
Vapoter n'est pas fumer, on parle que de tabac bien entendu

RTS vendredi 12 janvier, le sujet sur la vape dans l’édition du 19:30

Chers membres de l’équipe RTS,

Suite à votre sujet sur la vape vendredi 12 janvier dans l’édition du 19h30, je me permets de vous écrire en tant que professionnel de la vape et représentant romand de la Swiss Vape Trade Association (SVTA).

Pour que vous puissiez comprendre mon point de vue, je vais reprendre tous les arguments du Dr Chung-Yol et les appliquer à l’eau.
Vous pourrez constater que si ce que vous dites sur la vape fait peur, ça n’est finalement pas si dramatique : Le risque zéro n’existe pas mais le degré de « dangerosité » est à relativiser.

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L’autre jour à la Migros, j’ai vu un gosse de 12 ans acheter une bouteille d’eau !!!
S’il vous plaît, faite venir à nouveau le médecin cantonal, le Dr Chung-Yol Lee.
Il pourra vous confirmer en direct les faits suivants :

– L’eau est un solvant
– L’eau peut contenir des traces de métaux lourds
– Boire de l’eau à la bouteille dans la rue pourrait re-normaliser l’alcoolisme.
Éventuellement des jeunes qui n’ont jamais consommé de bière pourraient commencer par boire de l’eau et devenir alcoolique.
(le lien de cause à effet n’a jamais été démontré mais comment résister aux attraits du sophisme de la pente savonneuse ?)

Le grand problème c’est que pour l’heure l’eau tombe sous le coup de la loi sur les produits alimentaires et non pas sous le coup de la loi des produits pharmaceutiques.
Les producteurs ne sont donc pas soumis au principe de la transparence dans le procédé de fabrication.
Il y a donc de nombreux fabricants et de nombreux produits. Impossible de les analyser tous.

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Comme vous le voyez, on peut effrayer les gens sur n’importe quel sujet en disant presque la vérité (mais pas toute), il suffit d’appliquer un traitement négatif.
C’est ce que vous avez réussi au sujet de la vape vendredi.

Un petit détail à rectifier : En Europe, suite à la TPD (directive sur les produits du tabac) chaque e-liquide vendu doit faire l’objet d’une notification.
C’est ainsi que 89’000 e-liquides ont été analysés en laboratoire, créant un nouveau segment de marché sans pour autant diminuer les cas d’intoxications qui n’existaient déjà pas avant.
Il est donc possible de les analyser tous, et ils le sont.

Vous affirmez que  « pour les professionnels de la santé, le produit en lui-même reste dangereux »

Pour un nombre grandissant de scientifiques et de professionnels de la santé – dont le GREA – la vape représente une opportunité sans précédent dans la lutte contre le tabagisme.
La réduction des risques fait partie de la politique des 4 piliers adopté par la confédération.
L’interdiction de vente de e-liquides contenant de la nicotine est une entrave au principe du cassis de Dijon dépourvue de base légale.
Nous attendons depuis 2 ans maintenant l’issue de notre recours à ce sujet.

Note : Lorsque plusieurs études se contredisent, les scientifiques procèdent à une méta-analyse et à une revue systématique pour confronter les différents résultats, trouver des évidences et tirer des conclusions.
Une méta-analyse a plus de poids qu’une simple étude car elle diminue les biais méthodologiques et additionne les résultats.
Les méta-analyses existantes sur la vape concluent à une réduction des risques d’au moins 95% et à l’absence d’effet passerelle.

Notez encore que je ne cautionne pas le fait qu’un shop vende une cigarette électronique  à un gosse de 12 ans.
A vrais dire, je vais même jusqu’à douter que ce fait soit réel et qu’il se soit produit dans un shop spécialisé.
Dans le contexte politique actuel, où un projet de loi est en cours et qu’une initiative « Protéger les enfants et adolescents face à la publicité pour le tabac » est en préparation, ne serait-ce pas une simple manipulation politique ?
Avez-vous vérifié vos sources ?

Suite à votre reportage, le public a retiré une image négative de la vape, un outil qui sauve des vies.
Ce qui n’a pas été dit :

– Le tabac tue 9500 personnes en Suisse chaque année
– Le sucre tue aussi, 1300 personnes sont mortes en Suisse d’un diabète sucré en 2015.
– La vape, avec 13 ans d’existence et environ 30 millions d’utilisateurs de par le monde, n’a jamais tué personne. La vape est probablement beaucoup moins nocive que le Coca. Êtes-vous choqué de voir un enfant boire un coca ?
– Malgré des décennies de luttes anti-tabac, environ 30% de la population Suisse fume. La lutte contre le tabac est un échec.
– La vape est l’outil de cessation tabagique le plus efficace dont on dispose actuellement.
– Les jeunes de 15 à 25 ans sont la tranche d’âge de la population la plus touchée par le tabagisme.
– Nombres de fumeurs ont commencé à fumer à 12 ans. Et ce même dans les cantons où la vente de cigarette est interdite aux mineurs. L’interdiction n’est donc pas une solution, même si dans le cas du tabac elle tombe sous le sens.
– Plus une personne commence à fumer tôt, plus il lui sera difficile d’arrêter.
– Interdire aux jeunes fumeurs l’accès au moyen le plus efficace pour arrêter de fumer ne protège pas les jeunes, cela protège le tabac.
– Aux USA, dans les états qui n’ont pas interdit la vape aux mineurs on a constaté une diminution du tabagisme chez les ados.
– Lorsque ces mêmes états ont interdit la vape aux mineurs, la prévalence tabagique chez les jeunes a augmenté à nouveau pour revenir au stade initial.

Ce que j’écris ici est issu de données scientifiques.
Si vous avez le moindre doute ou simplement un quelconque intérêt,
c’est très volontiers que je vous envoie en référence la liste des études et méta-analyses sur lesquelles je me base.
Je me tiens également à votre entière disponibilité pour défendre les points ci-dessus de vive voix.

Avec néanmoins mes sincères salutations

Nicolas Michel

P.S.
Dans la mesure où c’est une affaire de santé publique, je me permet de poster mes propos à divers endroits sur le net pour que cette réponse soit publique.

Dosage de nicotine

Lorsque vous commencez à vapoter, une des grandes questions est le dosage de nicotine dans votre e-liquide. Voici quelques points pour vous orienter.

Tout d’abord il faut préciser que aux doses où  l’on vape, la nicotine n’est pas toxique. Pas même cancérigène. Vous pourriez avaler le flacon en entier, ça ne vous tuerais pas. En tant que fumeur, vous êtes déjà accro à la nicotine. Comme elle n’est pas toxique, ne vous gênez pas de l’utiliser le temps de vous libérer définitivement de la clope (au moins 6 mois et souvent même plus longtemps selon les spécialistes). L’important est d’arrêter de fumer, pas d’arrêter la nicotine.

Le fait d’utiliser de la nicotine double vos chances de succès.
Vous risquez moins de prendre du poids et votre entourage vous en sera reconnaissant car vous serez moins nerveux, moins irritables.

 

Le matériel

Pour moi le premier critère du dosage de nicotine est le matériel utilisé.
Par exemple un atomiseur Nautilus, à tirage serré et vape indirecte, permet de vapoter du 18mg/ml. Personnellement en dessous de 12mg/ml sur un Nautilus, je m’emmerde. C’est plat, j’ai l’impression de tirer sur une paille. Le nautilus (avec les résistances 1.8 ohm) se vape aux alentours de 10W.

A l’opposé, le TFV12 ou le Melo 300 (des ato « gros nuages ») se vapent facilement à 100W. On peut supposer donc que la quantité de liquide que vous allez vaporiser à chaque taff sera 10x plus importante avec un TFV12 qu’avec un Nautilus.

  • En indirect, on prends d’abord en bouche. Moi et ma grande gueule, on arrive à se mettre environ 15cl de flotte dans la bouche.
  • En direct, on utilise la capacité pulmonaire, c’est à dire facilement 2 à 3 litres, soit 15 à 20x plus qu’une taff « indirecte »

On peut donc présumer qu’une taff de « 3 litres à 3mg » équivaut à « 3 taff de 15cl en 20mg ». Enfin pour autant qu’on ait une densité de vape comparable dans les deux cas.

C’est un peu comme si on compare un (petit) verre de whisky avec un (grand) verre de bière. L’un est très fort et se déguste en bouche, l’autre descends tout seul à pleines gorgées avec 7x moins d’alcool. On ne peut pas vaper « à pleine gorgée » (vape directe) à 18mg. Et si on ne met pas assez de nicotine dans un tirage serré, c’est ridicule comme une bière de 4cl. Pour chaque ato il y a un dosage de nicotine qui convient.

Il en ressort une évidences:  Tout comme on est plus vite bourré avec du whisky qu’avec de la bière, vous aurez plus facilement votre dose de nicotine avec un tirage serré, 10W à 18mg qu’avec un monstre qui vape à 100W en 3mg. Néanmoins il est tout aussi possible d’avoir sa dose à 3mg qu’il est possible de se torcher avec de la bière.

Pour schématiser, voici un récapitulatif de ce que je conseille par rapport au matériel, conseil qui est à ajuster en fonction de votre tolérance et de vos spécificités :

Vape serrée, autour des 10 watt =  entre 18mg/ml et 12mg/ml
Vape medium, genre Ego AIO, 20 W = entre 12mg/ml et 8mg/ml
Vape plutôt ouverte, genre Melo 3 à 30W = entre 6mg/ml et 4mg/ml
Grosse vape, plus de 60W =~3mg/ml

Généralement la puissance recommandée est notée sur la résistance, prenez la valeur basse et référez vous au tableau pour un point de départ.

Si vous fumez peu et que vous prenez la dose « haute », d’une part vous aurez moins de risque de sous-dosage, d’autre part vous aurez naturellement tendance à vapoter moins. C’est donc très bien. N’ayez pas peur d’un sur-dosage, dans le pire des cas il vous faudra faire attention à ne pas vapoter trop et vous pourrez facilement baisser un poil le dosage lors de votre prochain achat. (baisser de 1 ou 2 mg suffisent généralement pour régler un sur-dosage)

Les symptômes d’un sur-dosage sont le mal de tête, nausées, tête qui tourne.
Le symptôme d’un sous-dosage est l’envie de fumer, en particulier les clopes « clef » le matin, après le repas, le soir ou à l’apéro.
On conseille de régler votre nicotine sur les clopes « clef », celles qui sont le plus dur à éliminer.

Votre résistance à la nicotine

La principale cause d’échec avec la vape est un sous-dosage en nicotine
(j’englobe les vapo-fumeurs dans les échecs de la vape. Même si un type qui passe de 2 paquets par jour à 5 ou 6 clopes est déjà très content, pour moi si la vape vous apporte le plaisir et le shoot de nicotine que votre corps réclame, il y a très peu de chances pour que vous continuiez à fumer)

Donc par défaut je préconise le dosage de nicotine maximum à chaque fumeur et ce quelque soit sa consommation (pour autant qu’il supporte le dosage). Il n’y a pas de danger en cas de surdosage hormis celui de vous dégoutter de fumer.

A l’instar de l’alcool dans un whisky, La nicotine pique la gorge.
Plus on en met, plus le liquide est fort, plus il y a du « hit » (contraction du larynx).
Certaines personnes apprécient la sensation du hit, d’autres ne l’aiment pas.
La moitié des fumeurs souffrent de bronchite chronique, souvent on voit des gens sensibles, ayant la gorge irritée, ils risquent de tousser puis abandonner si leur matériel / dosage n’est pas adapté. Pour cette raison je fais toujours tester le matos et les jus.
Je vous recommande donc d’aller dans une boutique physique pour votre premier achat, commander sur le net ne vous permettant pas de tester avant d’acheter.

Votre consommation quotidienne

Les clopes light ou fortes se réfèrent au goût léger ou fort du tabac, pas à sa dangerosité ni à la quantité de nicotine que vous allez inhaler. La valeur de nicotine indiquée sur le paquet est une aberration légale, un mensonge.

Un fumeur absorbe entre 1 et 3 mg par clope, même sur des clopes légères.
Dans le cas de cigarettes roulées, on peut doubler ces valeurs.

Donc si vous fumez un paquet par jour, vous aurez besoins de vaper entre 20mg et 60mg de nicotine par jours.

Faites le calcul avec 1mg, (divisez le nombre de clopes par le dosage de nicotine de votre jus) ça vous donnera la quantité de jus minimum à vaper chaque jour, sachant que ça pourrait aussi être le triple, surtout si vous fumez vos clopes rapidement et jusqu’au filtre.

Cette indication vous permet d’avoir une idée de combien vous devriez vapoter. Si vous vous sentez nerveux, irritable, si l’envie de clopes reste, tenter d’augmenter soit la dose de nicotine, soit la quantité de jus que vous vapotez par jour.

 

 

Fréquence de vapotage

Tout comme une série de régimes alimentaire strict entrecoupés de pauses « mac-do, pizza et kebab » entraîne l’effet « yoyo » ( malgré les nombreux régimes vous grossissez ) avec la clope l’alternance du shoot et du manque induit une augmentation du nombre de capteurs nicotinique dans votre cerveau et tends à vous rendre toujours plus accro. Quand on fume une clope, au prix où elles sont, on a tendance à rentabiliser la clope et à la fumer jusqu’au bout. (15 taff en moyenne) Avec la vape, c’est différent.
Vous pouvez tirer une simple barre et reposer votre mod tranquille, vous n’êtes pas obligés de reproduire le schéma de 15 taff que vous aviez en fumant.
On conseille donc de vapoter régulièrement mais peu. Par exemple, plutôt qu’une clope de 15 taff toutes les heures, 1 taff de vape toutes les 4 minutes revient au même si on compte le nombre de taff par heure mais ça vous évite les phases shoot/manque/shoot/manque et votre addiction à la nicotine aura tendance à diminuer naturellement car votre cerveau ne verra plus le lien entre le geste et le shoot. En fait vous éliminez le shoot et vous rapprochez de l’effet d’un patch, doux et régulier.

Diminution de la nicotine

Il y a deux points de vue.

  • Le premier, celui qu’on a quand on se met à la vape, c’est que le but ultime est de tout arrêter : d’abord la clope, ensuite la vape.
  • Le second est insidieux, il nous vient à l’esprit lorsqu’on constate qu’on adore la vape. C’est se dire que la nicotine est magique, qu’on l’aime. Elle régule notre humeur, elle nous réveille le matin, nous calme le soir, nous aide à manger moins, elle est une récompense après l’effort, vapoter est un petit moment de plaisir qui ne fait de mal à personne, pas même à nous-même, alors pourquoi s’en passer ?

Mon choix personnel est bien entendu le second, mais ça ne regarde que moi. Je suis très heureux à chaque fois que j’entends quelqu’un dire qu’il a réussi à arrêter de fumer puis de vapoter et qu’il se sent désormais libre.

Dans tous les cas il y a 3 choses importantes :

  • écoutez votre corps. Si vous avez trop de nicotine, il vous le dira. Se forcer à consommer de la nicotine n’a pas de sens si on en a pas le besoins.
  • Il vaut mieux craquer pour la vape que pour la clope. Si vous choisissez de vapoter en zéro mg, c’est très bien mais en cas de crise, il vaut 1000x mieux remettre de la nicotine dans votre jus plutôt que de craquer pour une clope. Ne jetez pas votre matos après 48h sans vapoter. Gardez le, il arrive qu’on rechute après 6 mois et dans ce cas, ressortez votre matos et remettez le couvert.
  • Si vous appréciez le goût de votre jus bien dosé, il est probable qu’en baissant le taux vous n’ayez plus le même plaisir et il est certain que vous aurez envie de vapoter plus souvent. Si votre but est d’arrêter la vape, à la place de baisser le taux de nicotine, vous pouvez très bien vapoter de moins en moins souvent, mais au même taux.

 

Que du bon

Bonjour à tous

Un client m’envoie ce mail qu’il me propose de mettre en ligne, donc le voici.
Copy-paste sans retouche, merci Mathieu pour ces éloges !

Bonjour Nicolas, bonjour la Fumerolles family,

Avant tout je voulais poster ce qui suit comme commentaire sur le site mais j’étais pas sûr de savoir où alors voilà je passe par le mail, mais vu que je vais dire que du bon n’hésitez pas à le rendre public si ça vous dit, tout ou une partie, vous pouvez même mettre mon nom.

Fumerolles à Lôz, c’est un putain d’bon shop !!! D’abord on le trouve sur le Net parmi d’autres et c’est pas encore transcendant mais on subodore déjà l’amour de la bonne vape en survolant le blog. Une fois sur place on est accueilli comme un pape, avec le sourire. Et là, festival de juices sur dripper ! D’la balle ! On repartira forcément avec un nouveau putain d’bon jus. Et pas cher ! la plupart sont des concentrés vendus avec une base PG/VG (à choisir !) faite maison et donc pas cher et franchement bien, j’y suis allé 3 fois et à chaque fois j’étais hypercontent de mes achats en testant à la maison. Là 1ère fois j’y suis allé pour des accus et j’en i acheté deux, chargés, de bonne qualité (avec un étui offert, merci). Et du Guanabana. Bim, révélation. Donc rebelotte 2 semaines plus tard, le plein de Guana, du juice vert malaysien (Full Moon) qu’est tellement frais que t’as plus besoin de Vicks et un jus genre tabac blond qui se vape facile. Aucun n’est décevant ou écoeurant.

Je continue mon chemin dans le monde de la vape en passant par des shops à Yverdon (accueil zéro), Pontarlier (nana supersympa liquide bof) , Berne (je me suis fait vendre un drippertank coilart qui me pose que des problèmes), Fribourg (bien, rien à redire, acheté l’ato Crown III, satisfait), bref tous un cran en dessous de Fumerolles au niveau des conseils, des tests et de l’accueil.

Aujourd’hui, samedi 9 septembre 2017, je passe près de la gare de Lausanne, donc obligé de passer chez Fumerolles, et je suis à nouveau super bien reçu et conseillé. Livraison de Guanabana en attente (donc je reviendrai bientôt !), quelques juices sympas à dripper et une bonne discussion avec un des vendeurs (queue d’cheval) très sympa, je repars avec du juice Charlemagne (tuerie pour les amateurs de goût tabac) et un rdta Limitless ijoy que je pompe goulûment à l’instant même à 80 W : une vraie tuerie ! (ok j’ai vidé une fiole de 10 ml en 1h mais j’peux pas m’arrêter). Monté en double coil avec les deux coils, fournis dans le packaging ! Pour moins de 40 bals !!!! Une nouvelle dimension de la vape ! Sérieux ça fait que deux mois que je clope plus et depuis une semaine j’avais envie d’cloper, mais là c’est de nouveau bon pour un moment !

Longue vie à Fumerolles ! Je vais bientôt vous amener des potos de Fribourg ! (qui doivent faire partie d’un club pour éviter d’avoir du 0 ml/mg…)

Force et robustesse.

Mat. G.