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A propos nic

Patron de Fumerolles, fumiste, ancien fumeur, actuel vapoteur.

Suivis et analyse des « primo-accédants »

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Introduction

La vape est un outil d’aide à la cessation tabagique. La qualité de nos conseils est importante dans la démarche d’arrêt. Le choix de l’appareil, de l’arôme et du dosage sont décisifs dans le processus. Mais comment pouvons-nous évaluer l’efficacité de notre travail ? Nous avons constaté un biais d’analyse majeur : Les clients contents reviennent nous voir. A l’inverse un client insatisfait peut soit arrêter la vape, soit aller dans une autre boutique où il va se plaindre du piètre service reçu chez nous. On ne dispose que rarement des retours négatifs et donc on se croit en toute bonne fois excellents. A l’inverse nos confrères nous semblent incompétents car nous avons récupérés certains de leurs clients insatisfaits. Le problème surviens lorsqu’on découvre que chaque boutique, en particulier celles dont nous avons eu des retours catastrophiques, pense également être la meilleure boutique du monde et qu’elle trouve pour ce faire une justification qui n’est pas étayée par des chiffres.

Cela nous amène à une remise en question impossible car ce sont les échecs qui nous permettent de nous améliorer. Quelle est la meilleure approche lorsqu’on souhaite aider un fumeur à passer à la vape ? Chacun voit midi à sa porte.

Pour y voir plus clair la boutique Fumerolles a mis en place un système de suivis de ses clients de manière à récolter non seulement les retours positifs, mais également les retours négatifs. Ce travail n’a pas de prétention scientifique. Nous avons fait de notre mieux mais cela ne remplace en rien une étude indépendante, randomisée et validée. Parmi les limitations de notre travail, il faut mentionner le fait que nous nous basons sur les réponses reçues et que le taux de réponse est de 40% environ. Nous ne savons pas ce qui est arrivé aux 60% de non-répondants. Une autre limitation de cette étude est qu’elle ne s’applique qu’à notre propre façon de travailler, nous ne disposons d’aucune comparaison.

Matériel et Méthode

Nous avons effectué durant un an une procédure « primo » auprès de chaque vapoteur débutant. Au total nous avons collecté une fiche pour 877 fumeurs entre septembre 2018 et septembre 2019. Avec chacune de ces personnes, nous avons remplis un formulaire pour évaluer leur « profil tabagique ». Cela comprenait un questionnaire classique de tabacologie, le « Fagerstrom » ainsi que diverses autres questions destinées à estimer la consommation journalière en nicotine du fumeur. Puis le primo-accédant a effectué une série de tests pour voir quel type d’appareil lui convient le mieux, quel dosage de nicotine il supporte et quels arômes lui conviennent.

  • Lorsque notre « diagnostique » pointait vers une faible dépendance physique, nous avons privilégié le plaisir de vapoter. Typiquement des personnes allumant leur première cigarette plus d’une heure après le lever et qui peuvent passer plusieurs jours sans fumer, par exemple si elles sont malades.
  • Lorsqu’on suspectait une forte dépendance physique, on encourageait le client à choisir un fort dosage de nicotine. Typiquement de gros fumeurs allumant leur première clope du matin moins de 5 minutes après le réveil, ou qui appréhendent l’idée de prendre l’avion en raison de la peur du manque de nicotine.

Après avoir remplis le formulaire, effectué les tests et donné nos conseils la personne choisissait l’appareil, l’arome et le dosage de nicotine librement et nous notions le choix de la personne. En fonction de notre évaluation et du matériel / dosage choisis, nous informions le client de combien de réservoirs correspondait selon nous à leur consommation actuelle de nicotine, le but étant de commencer la vape sans effet de manque. Nous ne conseillons pas de baisser le taux de nicotine avant une période sans aucune cigarette de deux à trois mois. Le choix de baisser la nicotine est propre à chacun et nous assistons le client quel que soit son choix. Il est à noter que l’évaluation de la consommation de nicotine est très imprécise, la façon de fumer influence beaucoup la quantité de nicotine absorbée par cigarettes. Selon certaines études, la quantité de nicotine prise à chaque cigarette peut varier de 1 à 3 mg suivant comment la personne inhale, avec une moyenne de 1.3mg (roullées = le double). Le type de cigarette (légère ou forte) ne changerait en revanche pas significativement la quantité de nicotine inhalée.

Nous pensons utile d’indiquer à chaque client combien de e-liquide correspondrait selon nous à son besoins en nicotine journalier car souvent, le primo-vapoteur se plaint de devoir vapoter « tout le temps », la vape étant moins efficace qu’une cigarette.

Après un certain temps, au minimum deux semaines mais parfois plus, nous avons envoyé un petit sondage par e-mail à ces personnes pour leur demander si elles étaient parvenues à arrêter de fumer. Nous avons collecté 350 réponses dont voici le résumé.

Résultats et Discussion

L’âge moyen des personnes qui sont venues nous voir est de 37 ans. Un peu plus d’hommes que de femmes font le pas (55% d’hommes contre 45% de femmes).

Le taux de personnes reportant avoir arrêté de fumer selon notre sondage était de 53% (Figure 1).

Figure 1 : Arrêt du tabac

A l’origine, nous avons commencé ce suivi pour savoir quel taux de nicotine est le plus à même d’aider à en finir avec le tabac (Figure 2).

Figure 2 :Cessation tabagique par taux

Il existe un courant de pensée qui recommande de forts dosages sur du matériel « mouth to lung » (MTL). Comme déjà dit, nous conseillons généralement le taux qui nous semble le plus adapté, on ne peut donc en aucun cas appliquer ces résultats en faisant l’impasse sur le « diagnostique vapologique ». Seul un test randomisé permettrait de voir si un type unique de matériel conseillé globalement à tous les primo pourrait être efficace, ce que nous ne souhaitons pas faire car selon nous cela pénaliserait nos clients.

Relation watt-dosage. Pour chaque type de vape, une fourchette de dosage nous semble adapté. Il est impossible de vapoter à un fort taux de nicotine à haut wattage (18mg/ml et 100 watt). Le tableau ci-dessous est à mettre en relation avec le matériel (Figure 3). On recommande de ne pas dépasser 6mg en DL (30W ou plus). De 8 à 13 mg/ml on recommande un tirage medium ( 15 à 25 watt). De 14 à 18mg/ml on propose un tirage MTL (max 14W) et au-delà de 18 il s’agit de sels de nicotine, dans un « POD » car la nicotine « free base » procurerait un hit trop important

Figure 3 : Ventes par tranche de nicotine

Et les fumeurs ? Nous avons regardé comment se passait leur consommation. Parmi les réponses obtenues, la grande majorité sont des vapo-fumeurs (Figure 4). Cela nous fait penser que les personnes ayant abandonné la vape n’ont généralement pas répondu au questionnaire, mais nous n’avons pas d’indices à ce sujet.

Figure 4 : Analyse des échecs

Nous avons regardé le taux de personnes qui ont déclaré avoir arrêté de fumer en fonction de l’âge et du nombre de cigarettes fumées (Figures 5a et 5b). Sans surprise, plus une personne fume est plus il lui est difficile d’arrêter. Les personnes de plus de 50 ans ont plus de difficulté à arrêter que la tranche d’âge de 31 à 49 ans. Une surprise cependant, les moins de 30 ans ont de la peine à cesser de fumer. Parmi les explications possibles, l’insouciance de la jeunesse pourrait faire qu’ils sont moins conscients des méfaits du tabac, qu’ils ont plus de peine à planifier les choses et que leur motivation à l’arrêt est plus faible.

Figures 5a  : Analyse des Succès par âge
Figures 5b : Analyse des Succès par nbre de cigarettes

Ces temps, aux USA, la mode est à l’interdiction des arômes car ils cibleraient spécifiquement les jeunes. Voici quels arômes nos clients ont pris lors de leur premier achat (Figure 6).

Figure 6 : Répartition par types d’arômes

Le dosage choisis change en fonction de l’âge du client. Les jeunes ont globalement plus tendance à préférer la grosse vape en DL, donc des taux de nicotine bas (figure 7). A l’inverse les personnes de plus de 50 ans ne vont choisir un faible dosage que très rarement et généralement que parce que c’est le seul type de vape qu’ils supportent.

Figure 7 : Dosage par tranche d’âge

Et ensuite ?

Nous avons parfois reçu de vives critiques de la part de confrères qui pensent que leur façon de faire est meilleure que la nôtre, que nous devrions travailler comme eux. Si une méthode devait s’avérer plus efficace qu’une autre, il est clair que chaque vendeur-conseil en vaporisateur personnel se devrait de l’adopter, d’autant que la cessation tabagique de chacun de nos clients est la meilleure publicité qui puisse exister: C’est elle qui nous amène, de la bouche d’un vapoteur à l’oreille de fumeurs, de nouveaux clients. Une des tendances en France, celle relayée entre autres par le journal Vap’You, consiste à travailler principalement en MTL à de forts taux de nicotine. A l’inverse en Suisse Romande, la tendance est de travailler avec du matériel à plus haut wattage et un taux de nicotine plus faible. Cependant à notre connaissance ces pratiques sont basées sur l’expérience et des connaissances théoriques de chacun et non sur une étude comparative chiffrée entre diverses méthodes de travail. A quel titre devrions-nous prêter plus de crédit à l’expérience d’un autre professionnel plutôt qu’à notre expérience propre ?

La présente publication a pour but de susciter l’envie d’une collaboration entre différentes boutiques. Nous souhaitons relancer une étude similaire dans un cadre élargis, en collaboration avec d’autres, avec si possible la supervision d’un scientifique de manière à améliorer notre protocole de suivis. Nous pensons que c’est la meilleure manière d’établir une méthodologie légitime et validée.

S’il était possible de définir quelle méthode de travail est optimisée, nous serions ensuite apte à créer une formation spécifique aux assiciations de professionnels suisses, étape cruciale tant pour la satisfaction de nos clients que pour la reconnaissance officielle de notre contribution à la lute contre le tabac.

Fumerolles, Nicolas Michel, le 21 février 2020.
Relecture : Jérémy Boillat


Pourquoi faut-il interdire la vape ?

Au début, le tabac c’était bien. Dans les années 30 on voyait des publicités expliquant que les médecins conseillent de fumer.

Puis on a découvert que fumer tue. Grande découverte. En Suisse, le tabac provoque 9500 décès par an.

Face à ce constat, largement admis par tous le monde, on peut se dire que les gens vont donc arrêter de fumer. Mais non. En Suisse, selon une récente étude de Unisanté, 33% des jeunes à Fribourg fument. C’est con tout de même : On leur dit de ne pas le faire et ils le font quand-même. Face à cette constatation toute personne concernée va devoir se demander pourquoi. Pourquoi fumer si c’est dangereux ? Les réponses ne manquent pas :

  • Fumer est une addiction, un piège. Une fois qu’on commence il est difficile d’arrêter.
  • L’image de la cigarette a été rendue glamour par le cinéma.
  • La publicité incite à fumer.
  • Les fabricants de cigarette utilisent tous les moyens possible pour pousser les gens à fumer.
  • etc …

Fumer c’est mal

Au départ la lute anti-tabac était une question de toxicité, de morbidité. Fumer tue.
Face à l’échec de la lute anti-tabac, fumer est toujours la première cause de mortalité dans le monde après plusieurs décennies de lute, les acteurs de la prévention ont dû pousser le bouchon encore et encore. Ils se sont radicalisés.

Puisque une explication simple ne suffit pas, il faut donc non seulement expliquer au gens que fumer tue, mais il faut également détruire l’image de la cigarette, la rendre négative. Un certain nombre de raisons de fumer ne sont pas prises en compte, comme dans le livre de Allen Carr par exemple, parce que ce serait pas « utile à la cause » :

  • Fumer est un plaisir
  • Fumer est anti-dépresseur et c’est un stabilisateur d’humeur
  • Fumer est un anxiolytique. Les rituels associés sont rassurants
  • Il se pourrait que fumer soit un auto-traitement pour certaines personnes
  • Fumer donne prétexte à une pause, c’est souvent une petite « récompense »
  • Fumer est parfois un acte social
  • Demander une clope ou du feu est une façon d’aborder les gens
  • Fumer rythme la journée, la ponctue
  • La nicotine est un neuro-protecteur
  • etc …

Pour aider les gens, il ne faut pas leur dire toute la vérité. C’est le début du mensonge. Une partie fondamentale de la lutte anti-tabac consiste à se battre contre des idées, contres la perception des gens. Il faut les manipuler, les influencer, changer les comportements. Il faut être sournois car face à la morbidité du tabac, tous les coups sont permis.

La lute anti-tabac n’est plus une lute pour la santé des gens, mais c’est devenu une question de principe, de morale. Pour les acteurs de la prévention, la lute ne s’arrête pas à la toxicité puisque leur objectif est de changer le comportement de la population. Il s’agit d’inculquer de nouvelles valeurs. Il faut redéfinir ce qui est bien et ce qui est mal. La première règle pour convaincre les gens est d’être convaincu sois-même par chaque aspect du discours à tenir.

  • L’OMS recommande de surveiller et de contrer l’industrie du tabac. BigT, c’est les méchants. On ne lute pas seulement contre le produit, mais aussi contre les gens qui le fabriquent et qui le vendent.
  • Pour luter contre la dépendance comportementale, il faut interdire de fumer autant que possible, restreindre les circonstances durant lesquelles on peut être tenté de fumer.
  • Pour luter contre la dépendance psychologique, il faut diaboliser cette dépendance. On va donc y opposer la notion de liberté.
  • Il faut agir bien entendu sur le prix
  • Il faut « dé-normaliser » l’acte de fumer, rendre ce geste honteux, vil, faible
  • etc …

Et la vape ?

La vape propose de continuer à consommer de la nicotine, de continuer à avoir le plaisir de « fumer », de continuer à se « soigner », de continuer à faire tout ce qui a été diabolisé mais en supprimant la morbidité inhérente au tabac. Comme tout acteur de la prévention s’est préalablement convaincu lui-même que « fumer c’est mal », « la dépendance c’est mal », « la nicotine c’est mal », la vape est inacceptable.

Ce qui justifie la lute anti-tabac, ce qui constitue la raison de vivre des milieux de prévention, c’est la morbidité du tabac. Le tabac tue donc on a le droit de mentir, de manipuler, de taxer, d’interdire. C’est pour le bien de la santé publique. Si le fait de « fumer » (vapoter en fait) ne tue plus, cela prive les acteurs de la lute anti-tabac de leur raison de vivre. Il faut donc à tout prix que la vape soit toxique. Comme le disait l’OMS, la vape est indiscutablement toxique même si on manque de preuves. Actuellement on constate que les milieux anti-tabac Suisse adoptent le comportement suivant. On admet à minima quelques évidences scientifiques :

  • La vape peut être une aide à la cessation tabagique
  • La vape est moins dangereuse que le tabac
  • La vape est un moyen populaire d’arrêter de fumer

Mais on n’accepte pas pour autant que la vape remplace le tabac :

  • La vape ne doit pas être recommandée par les médecins
  • La vape n’est pas un « medical device », elle est donc dangereuse.
  • Le vapotage ne doit pas devenir un comportement positif ou acceptable (ne pas re-normaliser l’acte de fumer, comme si vapoter et fumer étaient la même chose)
  • La nicotine est dangereuse lorsqu’elle est vapotée mais elle ne l’est pas dans le cas de l’usage de traitements approuvés par Swiss Medic.
  • La vape peut éventuellement être utilisée durant une courte durée dans le but exclusif d’un arrêt tabagique total. Ensuite il faut arrêter de vapoter.
  • Il faut limiter l’attrait de la vape auprès des jeunes car la dépendance c’est mal et que la protection de la jeunesse, c’est vendeur.
  • Il faut maintenir coûte que coûte l’idée selon laquelle la vape est toxique, sans jamais donner d’échelle. Lorsque des pro-vape donne une échelle, la stratégie du doute est la meilleure réponse.
  • Contrairement à tout autre nouveau produit où l’on admet qu’il est possible d’évaluer la toxicité en se basant sur diverses études, il faut dire qu’on a pas de recul et nier le fait que actuellement, la science permet de déduire se qui arrivera à long terme.
  • Il faut employer chaque corrélation comme une preuve de causalité
  • Il est légitime d’invoquer tous les arguments flou, indémontrables ou irréalistes tels que l’effet passerelle ou l’idée selon laquelle les arômes s’adressent aux jeunes
  • Il faut oublier la morbidité du tabac. Consommer de la nicotine est mal parce que c’est mal. Parce que la dépendance c’est mal.
  • Il ne faut pas prendre en considération les vies qu’on pourrait sauver, il faut uniquement se concentrer sur la protection des mineurs, en faisant abstraction du fait qu’ils sont nombreux à fumer
  • Il faut nier le fait que la vape puisse ringardiser la clope. Il faut au contraire prétendre qu’un nouveau produit conduit à utiliser l’ancien, tout comme les CD ont stimulé le marché du vinyle ou comme la photo numérique a stimulé la vente d’argentique. (ah non, ça il faut pas le dire, ça mettrait la puce à l’oreille)
  • Il faut assimiler expérimentation et dépendance
  • Il faut assimiler la vape au tabac

Voilà, en bref, les milieux anti-tabac ne peuvent pas accepter que la vape remplace le tabac car en dehors de toute considération de santé, elle détruit leur paradigme.
Il faut donc interdire la vape pour sauver les anti-tabacs.

De l’art de manipuler les statistiques

Suite à la lecture d’un article intitulé :
TO QUIT OR TO START? THE EFFECT OF E-CIGARETTES USE ON SMOKING TRADITIONAL CIGARETTES AMONG YOUNG PEOPLE IN SWITZERLAND
signé par Diane Auderset, Yara Barrense-Dias, Christina Akre et Joan-Carles Suris, je me permet de poster ici quelques citations et commentaires.

Cette étude analyse les chiffres de deux autres études nommées « GenerationFRee survey » qui se sont déroulées entre 2015 et 2017 et qui analysent « La problématique des jeux d’argent chez les adolescents du canton de Fribourg.

Conclusions: The vast majority of youths used ECs “to try”, suggesting that the aggressive marketing campaigns that target them work.

La première phrase de la conclusion est symptomatique : On étudie une chose pour en conclure une autre, sans aucun rapport. Cette étude ne porte pas sur le marketing. Si l’équipe qui a fait cette étude avait étudié le marketing de la vape entre 2015 et 2017, elle aurait découvert qu’il était pratiquement inexistant à cette époque. La vape est une « subculture » qui passe par les réseaux sociaux, une communauté d’utilisateurs qui propagent leurs expériences. Pour preuve, alors que tous le monde connait Apple, Microsoft ou BMW, qui connait les marques tel que Joyetech, Innokin, Kangertech ? Presque personne. Les marques qui dominent le marché de la vape ne font pas de publicité. Pourquoi donc commencer la conclusion de cette étude en accusant le marketing ? Pour moi la réponse est tristement évidente : Ce n’est pas de la science. C’est une manipulation politique qui vise à restreindre l’accessibilité du produit, notamment via une interdiction la plus vaste possible de la publicité sur la vape.

Il faut noter ici que dès la première phrase de la conclusion, on voit un parti pris. La vape est négative. Il faut luter contre la vape. La vape cible les jeunes. Rien dans cet article ne va envisager un quelconque effet bénéfique de la vape. Voici la suite :

Furthermore, ECs seem to be a gateway to smoking and have little impact on helping to quit.

Là, il faut examiner les chiffres. Il y en a deux sortes : ceux qui sont dit et ceux qu’il faut calculer. L’étude globale (N=1437) dit qu’il y a 26.3% de fumeurs, plus 6.7% de « dual users », soit un total de 33% de fumeurs (N=475). On voit ici à quel point le tabagisme est répandu chez les jeunes. Fumer tue et touche un jeune sur 3. Ces chiffres sont stables depuis bien avant que la vape n’arrive et donc en aucun cas on ne saurait les imputer au marketing « agressif » de Eleaf. Les jeunes suisses fument.

Effet passerelle

Les jeunes qui vapotent exclusivement sont 2.9% (N=42) et l’étude nous dit que 23% d’entre eux (10 jeunes donc) sont devenus fumeurs après un an. Donc à supposer que l’effet passerelle existe, cette étude a mesuré qu’elle impact la prévalence tabagique de 0.7%, ce qui ne semble pas grand chose au regard des 33% de fumeurs qui n’ont pas commencé à cause de la vape. (Tirer des conclusions sur un panel de 10 jeunes ne me semble pas très professionnel, mais passons)

Cette étude ne démontre en rien une causalité.
On ne peut affirmer, en la lisant, que ces jeunes ne seraient pas devenu fumeurs s’ils n’avaient pas vapoté avant. Fait paradoxal, ces chiffres sont issus d’une étude qui démontre que certains jeunes ont des comportements à risque, c’est à dire qu’un jeune qui aime les jeux d’argent sera plus susceptible de consommer de l’alcool, de fumer ou de se droguer qu’un autre jeune. Concernant la vape, en revanche, les auteurs de cette étude ne se posent pas la question d’une corrélation de comportements à risque. Du fait que la moitié des auteurs de cette étude fait partie de l’équipe qui a rédigé l’autre étude, on ne peux supposer qu’ils ne sont pas au courant. On voit donc ici que les conclusions des auteurs relèvent une intention de leur part à conclure à un effet passerelle. C’est de la politique, pas de la science.

little impact on helping to quit

Là aussi, cette étude révèle plus des intentions et préjugés des auteurs que la réalité des faits.

Among dual users indicating wanting to quit as a reason to use ECs, 15.3% effectively quitted smoking

Faisons quelques calculs pour savoir de quoi on parle. Les « dual users » N=97 ont été 8.4% à dire qu’il vapent pour arrêter de fumer. On parle donc de 8 jeunes. Cette étude entend donc démontrer l’inefficacité de la vape en tant qu’aide à la cessation tabagique sur un panel de 8 personnes. En quoi est-ce représentatif ?

Il faut rappeler ici que cette étude analyse les chiffres de 2015 à 2017. A cette époque la nicotine était interdite à la vente. De plus les boutiques de vape spécialisées se sont par principe engagés à ne pas vendre aux mineurs. On ne sait donc pas si ces jeunes vapotaient avec nicotine, ni si ils ont été correctement aidés, conseillés et suivis par des spécialistes. On ne peux donc pas savoir si la faible efficacité que les auteurs attribuent à la vape provient du contexte législatif négatif, d’un sous-groupe d’individu ayant une tendance marquée à la dépendance ou de la vape elle-même.

Addictivité de la vape

Ce point n’est absolument pas évoqué par les auteurs, pourtant cela me semble statistiquement intéressant. On lit souvent que la vape est dangereuse parce que addictive. Selon le T1 près de la moitié des jeunes interrogés ont testé au moins une fois la vape, mais ils ne sont que 2.9% à être considérés comme vapoteurs par les auteurs de cette étude. Cela voudrait dire que parmi les jeunes ayant testé la vape, moins de 6% sont éventuellement devenus dépendants. Qu’en est-il comparé au tabac ?

chez les jeunes de 20/25 ans ayant fumé leur première cigarette avant 14 ans, 66 % fument quotidiennement

https://www.april.fr/informations/le-tabac-et-les-jeunes-de-l-experimentation-a-la-dependance

On voit donc ici qu’il se pourrait que cette étude démontre le faible potentiel addictif de la vape, lequel serait selon ces chiffres 10x plus faible que le potentiel addictif du tabac.

Conclusions

Si je devais tirer mes propres conclusions de cette étude, je dirais ceci :

  • La prévalence tabagique est stable chez les jeunes, ce qui montre que la politique anti-tabac actuel est un échec (33% des jeunes interrogés sont fumeurs). Cela est dramatique car parmi ceux qui ne parviendront pas à arrêter de fumer, la moitié mourront à cause du tabac. Le tabac menace l’avenir de notre jeunesse.
  • Alors que la moitié des jeunes ont expérimenté la vape, seul un petit nombre pourraient présenter une dépendance. La vape semble moins addictive que le tabac, et selon d’autres études elle serait 95% moins dangereuse. Il n’y a donc pas de raison de placer le danger que la vape pourrait représenter au même niveau que le danger avéré du tabac.
  • Reste que nous ne souhaitons pas que les jeunes développent des addictions, quelles qu’elles soient. Il convient donc de limiter l’accessibilité du produit auprès des jeunes (par une interdiction de vente et des messages de prévention notamment) mais de manière raisonnable car ces jeunes seront bientôt des adultes ayant besoins d’une méthode efficace pour arrêter de fumer. D’autres études indiquent que la vape est une aide efficace dans le sevrage tabagique.

Le syndrome du puceau savant

Au début, c’était juste un argument un peu clash pour un cas bien spécifique. Pour ainsi dire une insulte. Puis j’ai eu l’occasion de réutiliser cette formule tant de fois que je pense que c’est un fait. C’est ma contribution à la science, ma découverte ! La science est malade, docteur. Voici le syndrome.

Est-ce que vous prêteriez foi en un sexologue puceau ? Le syndrome du puceau savant, c’est l’histoire du mec qui cause de ce qu’il ne connait pas mais qui parce qu’il est scientifique se permet de t’expliquer n’importe quoi, n’importe comment et parce qu’il est scientifique, tout le monde l’écoute religieusement et y crois.

Le puceau savant c’est un type qui ne vapote pas mais qui a lu 150 études sur la vape écrite par d’autres gens qui ne vapotent pas non-plus et qui se permet de claquer les fonds publiques pour faire des recherches absurdes puis publier dans des revues scientifiques des conneries sans nom parce que les reviewers ne vapotent pas non plus et que donc, on peut leur raconter n’importe quoi tant qu’on y met les formes.

Le principe du puceau savant, c’est un type qui te dis « La capote, c’est pas sûr. On l’a mise sur la tête de 2000 souris, elles sont toutes mortes étouffées. On l’a mis sur la patte de 250 souris et on a constaté que ça n’empêche pas les maladies vénériennes de se propager. On l’a mise dans la mangeoire de 12500 souris, elles sont mortes d’indigestion » Oui, mais ça ne se met ni sur la tête, ni sur la patte, ni dans la mangeoire, une capote. Crétin !

Voilà qui semble très gros, vous n’y croyez pas. C’est pas possible d’être aussi con ! Mais si, je vous assure, je le vois tous les jours. La majorité des études sur la vape prouvent que le syndrome du puceau savant est un fait. Par exemple, j’expliquais à un type sur twitter que si on a 10 ans recul sur des humains, avec 40 millions de vapoteurs, et qu’on a pu remonter aucun problème clinique, on ne peut pas trouver d’effets néfaste de la vape sur une souris dont l’espérance de vie est de 3 ans sans augmenter les doses et donc étudier de la merde. C’est la dose qui fait le poison, tu bois 10 litres d’eau en 10 minutes tu es mort. Le seul moyen de faire crever une souris avec la vape est de tricher. Voilà ce qu’il me réponds:

« Not fake science. It IS science. That being said, you can disagree on conclusions from the study. « Vaping can kill you, if you vape enough » »

Alors oui, si tu mets la capote sur la tête au lieu de la mettre sur ta bite, tu peux attraper le sida lors d’une relation sexuelle. C’est de la science. Et c’est stupide. Personne ne peut vapoter assez pour dépasser la dose létale dans des conditions normales de vape. Ou si c’est possible, il faut l’inscrire au guinness book record parce que vapoter un demi-litre par jours pendant 20 ans, c’est de la science fiction.

  • On a le même problème avec le formaldéhyde. Si tu vapotes pas tu peux pas savoir ce qu’est un dry hit, alors tu peux croire qu’on peut vapoter à 5 volts sur une CE4. Ce cas là est documenté.
  • On a le même problème avec les revues qui font « référence » comme celle du NAS: Les mecs ne vapotent pas et ça se voit. Leur définition du sel de nicotine est fausse et malgré une flopée de rédacteurs, de stagiaires, de professeurs réputés et de reviewers respectés, aucun d’entre eux n’a réalisé l’erreur parce qu’ils n’y connaissent rien. Ils mettent des pages et des pages à étudier la quantité de nicotine délivrée par une vape ou la fiabilité du dosage dans les e-liquides sans jamais s’apercevoir que au fond, la vape n’a pas de posologie, c’est un auto-traitement. Donc si un jus contient moins de nicotine, tu vapotes plus. Si un jus contient plus de nicotine, tu vapotes moins. Tout ce que tu risques en cas de mauvais dosage c’est soit que ça t’arrache la gorge ( sur-dosé ) soit que tu aies envie de fumer (sous-dosé).
  • On a le même problème avec « l’efficacité de la vape n’a pas été démontrée ». On est des millions à avoir arrêté de fumer, mais tant que ça n’avait pas été publié, ça n’existait pas. Bien sûr que la vape permet d’arrêter de fumer, connard, on le voit tous les jours en boutique. Ce n’est que lorsque P. Hajek a publié son étude que enfin, le monde s’est aperçu qu’on existait, que la vape permettait effectivement d’arrêter de fumer. Depuis quelques temps, les puceaux savants répliquent à cela que puisqu’il existe de nombreux modèles de vape, on ne peut pas appliquer une étude faite avec un seul modèle à l’ensemble des modèles. Sauf que la vape, c’est toujours du PG, de la VG, des arômes et éventuellement de la nicotine. Changer la couleur d’un médicament en modifie-t-il les effets ?
  • On a le même problème avec « l’effet passerelle ». La politique de pays entiers, dont la Suisse, se base sur le fantasme qui consiste à penser que la vape mène au tabac. C’est faux mais les puceaux savants le disent alors c’est vrais, même si dans les faits, les pays où la vape se développe sont des pays où la prévalence tabagique diminue chez les jeunes.

Bon, je m’arrête là pour le moment. Il y a des milliers d’études sur la vape, je peux pas tout passer en revue mais cher lecteur, si vous trouvez un article scientifique qui corresponds au syndrome du puceau savant, postez le en commentaire svp.

Tout ça pour dire que la science est malade. Tout le monde a un avis sur tout, c’est pas parce qu’on est professeur qu’on a le droit de dire n’importe quoi. Si vous êtes chercheur et que vous voulez parler de vape, entourez vous de vapoteurs pour attester de la viabilité de vos recherches. Vous ne pouvez pas faire l’impasse, nous mépriser et croire que vous savez de quoi vous parlez.

Réponse à Addiction Suisse

Ce matin, Addiction Suisse a publié un communiqué de presse qui fait grand bruit.
Ils s’alarment du fait que les jeunes expérimentent la vape. L’étude elle se trouve ici.

Ce que dit Addiction Suisse :
50.9% des garçons et 34.8 des filles de 15 ans ont déjà expérimenté la vape, cela pourrait favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’accros à la nicotine, voir même pousser les jeunes à fumer.

1) Ils craignent « l’émergence d’une nouvelle génération d’accros à la nicotine »

En consultant le résultat de leurs études je vois en page 63 que 16% des garçons de 15 ans qui ont fumé au moins une fois dans leur vie en sont dépendants puisqu’ils fument tous les jours. On voit donc à quel point le tabac est addictif. En revanche il a été prouvé que les patch ne sont pas addictifs. Ce n’est donc pas parce qu’un produit contient de la nicotine qu’il est automatiquement et systématiquement addictif. Qu’en est-il de la vape ? L’étude ne prends pas la peine de quantifier le nombre de garçons de 15 ans qui vapotent tous les jours, mais selon l’étude ESCAPAD 2017 ils seraient 1.9% à 17 ans. Or selon Addiction Suisse 2% environ des jeunes disent vapoter pour ne pas fumer, c’est à dire qu’ils sont devenus dépendants à la nicotine à cause de la cigarette et qu’ils utilisent la vape pour diminuer les risques, pour échapper à un produit nocif. On voit donc qu’il n’y a pas d’évidence à ce que les jeunes qui ont expérimenté la vape deviennent accros à la nicotine.

Dans le cadre de cette étude, Addiction Suisse aurait pu facilement analyser le caractère addictif de la vape, je pense qu’ils ne le font pas car ils savent parfaitement que la vape n’est pas addictive.

2) Addiction Suisse dit que la vape pourrait « pousser les jeunes à fumer ».

Selon leur étude en page 74, les garçons de 15 ans ayant fumé au moins 1 cigarette au cours de leur vie était stable et élevée (environ 60%) de 1986 à 2010. L’année où la vape débarque en Suisse, en 2014, cette prévalence chute. En 2018, la baisse se confirme pour arriver à 35%, presque la moitié de ce qu’elle a été durant 25 ans. L’arrivée de la vape ne coïncide donc pas avec une hausse de la prévalence tabagique mais au contraire à une baisse. On peut donc non seulement exclure l’idée comme quoi la vape pourrait « pousser les jeunes à fumer », mais on est même en droit de se demander si la vape ne rendrait pas la clope obsolète, ringarde.

Voici ma réponse à Addiction Suisse, hélas écrite le jour même sous de coup de la colère et sans même avoir pris le temps de lire l’étude à laquelle il faisaient référence.

Bonjour

Suite à votre communiqué de presse, en tant que professionnel de la vape et représentant romand de la SVTA, je me permets de vous faire part de ma réaction.

Tout d’abord, le problème avec le tabac n’est pas la dépendance à la nicotine mais la nocivité de la combustion. Si le tabac ne tuait pas 9500 personnes chaque année en Suisse, on ne se battrait pas contre ce fléau. Personne ne se préoccupe de savoir combien de personnes sont dépendantes des transports publics ou du café car ce n’est pas un drame.

Deuxièmement, les données que vous publiez sont trompeuses. Vous semblez confondre expérimentation et usage régulier avec nicotine. Il aurait pourtant été simple de collecter cette petite précision supplémentaire. Cette confusion a pour effet d’alarmer la population et les politiques contre la vape ce qui pourrait protéger le tabagisme. La nuance est évidente et vu vos compétences, vous le savez parfaitement. Si l’expérimentation virait à la dépendance, ce serait préoccupant, je vous l’accorde. Mais ce n’est pas le cas comme nous l’a confirmé plusieurs fois l’enquête ESCAPAD : Bien que l’expérimentation soit importante, seuls 1.8% des jeunes vapotent quotidiennement et ce sont en très grande majorité des fumeurs ou d’anciens fumeurs.

Troisièmement, après avoir confondu expérimentation et dépendance, vous glissez sur l’effet passerelle, ce qui suggère encore plus de votre part une volonté de protéger le tabagisme. Dans les pays où la vape prolifère depuis suffisamment longtemps pour qu’on puisse en mesurer l’impact, on constate une baisse de la prévalence tabagique chez les jeunes. Ceci autant en France, en Angleterre qu’aux USA. Dans ces conditions, comment pouvez-vous étayer une prétendue transition de la vape au tabac ?

Quatrièmement, le vrai problème n’est pas la hausse du vapotage mais la stagnation de la prévalence tabagique en Suisse. La lute anti-tabac actuelle a montré ses limites, vu le déroulement des débats dans les chambres fédérales ce n’est hélas pas la LPTab qui va améliorer la situation. Il est donc grand temps d’inclure la réduction des risques à la politique anti-tabac.

Cinquièmement, personne ne conteste l’interdiction de vente de produits de la vape aux mineurs. C’est une nécessité que les milieux de la vape soutiennent. Nous avons à ce sujet créé un codex où nous nous interdisons de vendre de la nicotine aux mineurs. Cependant, alors que vous critiquez le fait qu’il n’y ait pas de limite d’âge au niveau fédéral pour la vape, vous ne pipez mot de l’absence d’interdiction pour le tabac, pourtant bien plus nocif.

Cela démontre encore une fois que vous vous accommodez somme toute très bien du tabagisme et que ce qui vous dérange, c’est qu’un nouvel outil que vous ne maîtrisez ni ne comprenez vienne perturber votre routine et vos dogmes.

Meilleures salutations


Nicolas Michel
Représentant romand de la SVTA

Dummy

En bref

Dans un soucis de mise en conformité, Fumerolles cesse d’ajouter de la nicotine dans les jus. Ce sera donc à vous, clients, d’ajouter la nicotine dans vos e-liquides.

Pour ce faire nous vendons désormais des boosters de nicotine en 20 et 60mg/ml.

Avec nos désormais célèbres Dummy bases, vous disposerez d’une solution simple pour avoir les dosages suivants :

  • Sur des produits finis de 66ml, avec une base de 50/50 et un arôme de 10ml dilué à 15%, nous proposons du 0, 3, 6, 9, 12 et 18 mg/ml
  • Sur des produits finis de 200ml, avec une base de 50/50 et un arôme de 30ml dilué à 15%, nous proposons du 0, 1, 2, 3, 4, 6, 8, 10, 12 et 14 mg/ml

Avec les Dummy bases il n’y aura donc plus le choix sur le ratio PG/GV, toutes les dummy bases seront en 50/50. De plus certains dosage ne sont pas dispo avec ce système.
Cependant en utilisant un booster, une seringue et les calculateurs cités plus  bas, vous pourrez obtenir le dosage de votre choix.

Alternative : Outre les pack DIY de Revolute, vous pouvez acheter de la base sans nicotine et ajouter vous-même la quantité de nicotine et d’arôme souhaité. Ces deux solutions sont moins cher que les Dummy Bases mais nécessitent un peu de travail.

Pour les calculs, voici 2 sites qui devraient faire l’affaire :
Le calculateur de mon confrère et ami VapeShop ou ce petit calculateur bien sympa.

Pour doser la nicotine et les arômes, le plus simple est d’utiliser une seringue et une canule. Pour être précis, choisissez la seringue la plus petite possible mais suffisante par rapport à la quantité à ajouter. Pour doser la base il existe des flacons gradués, bien pratiques.

Pour la nicotine, vous pouvez soit acheter des boosters chez nous, soit commander vous-même un flacon de nicotine plus fortement dosée. Dans ce cas je recommande de prendre du 100mg/ml dans une base de Propylène Glycol. Voici quelques adresses : Nicvape, Mix n Match eliquids, Nude Nicotine.

Dosage d’arôme : En règle générale, nous recommandons de mettre 15% d’arôme. Néanmoins certains fabricants travaillent avec des arômes plus concentrés et il est conseillé de vérifier auprès du fabricant la dilution recommandée. Vous pouvez également choisir de mettre plus ou moins d’arôme selon vos goûts.

Sécurité : N’achetez surtout pas de nicotine pure.  Nous recommandons un dosage de 100mg/ml, soit 10%. C’est suffisant et bien moins risqué. La nicotine pénètre à travers de la peau (c’est le principe des patch). La nicotine pique lorsqu’on en a dans les yeux. Dans les 2 cas, en cas de projection de nicotine, rincez immédiatement à l’eau courante.  Et bien entendu, ne manipulez pas de nicotine en présence d’enfants. Travaillez sur une surface propre et rangée. Après chaque manip, rincer vos outils et lavez vous les mains. Travaillez toujours à proximité d’un lavabo.

Explications

Le 24 avril dernier un arrêt du Tribunal fédéral a annulé l’interdiction de vente de e-liquides contenant de la nicotine. En l’absence d’interdiction il est donc désormais légal de vendre des e-liquides contenant de la nicotine.

En revanche la nicotine reste classée parmi les produits chimiques et sa manipulation dans un cadre professionnel est soumise à des règles strictes, comme tout autre produit chimique. Il n’est donc pas possible de nicotiner un jus en arrière boutique si on souhaite se conformer aux normes en vigueur.

Depuis le verdict du TAF, l’OSAV, sans base légale et dans le déni même de l’arrêté mentionné, entends nous astreindre à la TPD (directive européenne sur les produits du tabac). Si vous avez pris la peine de lire le verdict vous aurez constaté que le tribunal parle d’un vice de forme (qualifiée de faute grave) qui invalide la définition même de « cigarette électronique » et par extension, selon moi, sa classification en tant qu’objet usuel en contact avec les muqueuses car l’OSAV ne fais pas de distinction entre l’object et le produit. C’est ce que disait du reste  l’avis de droit du cabinet BRS sur mandat d’Helvetic Vape. Il n’est donc pas fait mention dans le verdict du principe du Cassis de Dijon invoqué par l’OSAV pour prétendre que la vente de e-liquides contennant de la nicotine reste interdite mais qu’une exception est faite pour les produits commercialisés dans l’espace économique européen, conformément au principe du cassis de Dijon.
L’OSAV invoque une ancienne jurisprudence qui portait sur des cartouches pré-remplies (objet en contact avec les muqueuses) pour justifier le maintient de la lettre d’information 146 mais cela ne devrait pas s’appliquer à un d’un e-liquide puisque c’est un produit et non un objet.

La TPD est absurde et va à l’encontre de la santé publique.

Notamment parce qu’elle fixe une limitation infondée de 20mg/ml pour de dosage max de nicotine. Il suffit de regarder le  succès de la marque Juul aux USA avec ses produits dosés en 60 mg/ml pour constater d’une part qu’un dosage élevé est efficace et d’autre part qu’il n’y a pas plus de problème d’intoxications à la nicotine aux USA avec ces produits fortement dosés qu’avec d’autres produits.  (Le nombre de cas cliniques reportés d’intoxication sévère à la nicotine à cause de e-liquides est statistiquement insignifiant, surtout si on compare ce nombre avec le nombre de vies sauvées grâce à l’arrêt tabagique que permet la vape).

La TPD apporte également une limitation dans la taille des flacons de e-liquide à 10ml, ce qui est tout autant absurde, infondé et à l’encontre le la santé publique. Pour preuve, actuellement en France le système de ShortFill (une manière de contourner la TPD en vendant des e-liquides de 50ml sans nicotine dans des flacons de 60ml avec un « booster » de 10ml en 20mg/ml à côté ) amène une limitation de fait à 3 mg/ml ce qui est généralement pour un débutant la meilleur façon de continuer à fumer tout en vapotant. Pourtant le système ShortFill représente environ 50% des ventes de e-liquides actuellement en France.

C’est pourquoi le shop Fumerolles entends lutter contre cette limitation que l’OSAV tente de nous imposer sans même prendre la peine de la formaliser par une décision officielle en bonne et dûe forme. (Décision qui entraînerait un droit de recours, l’OSAV ne semblant pas souhaitez devoir défendre ses décisions devant un tribunal ni se conformer à la loi)

Pour ce faire nous sortons un nouveau produit : des boosters en 60mg/ml dont la déclaration sur le site officiel des produits chimiques Suisse est en cours.

Ces boosters sont pratiques, utiles et adaptés au marché actuel mais ils dépassent la limitation absurde de 20mg/ml imposée par la TPD.

Afin de ne pas risquer que ce combat soit perdu d’avance pour de simple raisons techniques, nous nous mettons en conformité. C’est à dire que nous ne manipulons plus de produits contenant de la nicotine car nous sommes dans l’impossibilité de nous mettre aux normes qu’exigent la manipulation d’un tel produit chimique dans un cadre professionnel. Nous vendrons donc d’un côté des e-liquides sans nicotine et de l’autre des boosters de nicotine. Il reviendra au client  la responsabilité d’ajouter la nicotine dans les e-liquides.

Merci pour votre compréhension.

Nicolas

Le nouveau codex SVTA

Voilà quelques semaines, l’OSAV (office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires) a convoqué tous les acteurs de la vape à participer à une table ronde dans le but de créer une auto-régulation.

Nous (la SVTA, dont je suis le représentant romand) sommes donc allés à Berne écouter et voir ce qu’il est possible de faire. S’en est suivis une série de réunions dans laquelle l’OSAV nous demande de ne pas vendre de vape aux mineurs alors que dans certains cantons, on a le droit de vendre du tabac aux enfants – à Genève notamment.

Si sur le principe nous souhaitons adopter une attitude responsable, nous ne voulons pas que les règles qui régissent un produit servant à arrêter de fumer soient plus restrictives que les règles qui régissent le tabac. En Suisse Romande, selon le monitorage Suisse des addictions, plus d’un jeune sur six entre 15 et 17 ans fume.

Tout n’est pas encore joué, on est en cours de discussion mais en attendant on a remis notre codex à jour.

Bref, voici le Codex SVTA et le Communiqué de presse  qui s’y reporte

A noter également que actuellement la mode est que chaque canton se mette à réglementer la vape comme s’il s’agissait d’un produit du tabac. A Genève par exemple, alors qu’il est légal de vendre un paquet de clope à un gosse, depuis qu’on a enfin le droit de vendre des e-liquides avec nicotine il devient soudainement urgent de protéger nos chères têtes blondes contre les méfaits de la vape. De quoi vous donner envie de vomir quand on sait que le tabac tue 9500 personne en Suisse chaque année et que la vape n’a jamais tué personne à ce jour, malgré 40 millions de vapoteurs de par le monde et 13 ans de recul.

Si vous souhaitez agir pour défendre vos droits de vapoteurs tant qu’il est encore temps – par exemple pour avoir le droit de tester vos jus en boutique, ce qui ne saurait être toléré longtemps si on en crois les projets de loi – vous devriez alors rejoindre Helvetic Vape, l’association Suisse des vapoteurs.

Plouf

Je tousse, la gorge me gratte quand je vape.

Quand vous tentez de vapoter, vous toussez.
Voici quelques tests à tenter pour que ça se passe mieux :

  • Prenez des bouffées plus longues et plus lentes. Avec une vapeur plus dense, ça passe mieux.
  • Lâchez le bouton une demi seconde avant la fin de votre inhalation pour prendre la vapeur résiduelle.
  • Buvez plus d’eau. Le propylène glycol et le glycérol contenu dans les e-liquide sont très hydrophiles et ont tendance à assécher les muqueuses.
  • Tentez de mettre 1 à 2% d’eau dans votre jus. Donc 3 gouttes pour 10ml environ, de cette façon votre e-liquide aura un peu moins « soif ».  Attention avec l’eau, ça va fluidifier votre jus et donc votre ato va couler plus facilement
  • Essayez de modifier les watt, par exemple en réglant au minimum recommandé ou au contraire en poussant les watt au max recommandé. Les deux valeurs sont notées sur la résistance. Étrangement les deux peuvent aider suivant les cas car ça va faire une vape plus douce (en baissant) ou plus onctueuse (en montant les watt)
  • Essayez de mettre une résistance plus haute, ça va vous permettre de baisser les watt, serrer l’airflow et de mieux supporter la nicotine de votre e-liquide.
  • Suivant les résistances que vous utilisez dans votre atomiseur, monter le ratio de VG (glycérine végétale ou glycérol). En général du 50/50 va passer sur toutes les résistances, pour aller au delà il faut soit des résistances avec de gros trous pour l’entrée de jus soit ajouter un peu d’eau pour fluidifier le liquide. La VG est plus épaisse que le PG (propylène glycol)
  • Il se peut que vous soyez légèrement intolérant au PG, dans quel cas il faut tenter de trouver des jus qui en contiennent le moins possible. Ajouter de l’eau au besoins si votre liquide est trop visqueux.
  • Si c’est la nicotine que vous supportez mal, faites un test avec les sels de nicotine. Pour en savoir plus, lisez l’excellent article de Mickaël Hammoudi sur le sujet.

Voilà une petite liste en vrac de choses à tenter pour trouver votre grâal dans la vape

Plouf

RTS vendredi 12 janvier, le sujet sur la vape dans l’édition du 19:30

Chers membres de l’équipe RTS,

Suite à votre sujet sur la vape vendredi 12 janvier dans l’édition du 19h30, je me permets de vous écrire en tant que professionnel de la vape et représentant romand de la Swiss Vape Trade Association (SVTA).

Pour que vous puissiez comprendre mon point de vue, je vais reprendre tous les arguments du Dr Chung-Yol et les appliquer à l’eau.
Vous pourrez constater que si ce que vous dites sur la vape fait peur, ça n’est finalement pas si dramatique : Le risque zéro n’existe pas mais le degré de « dangerosité » est à relativiser.

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L’autre jour à la Migros, j’ai vu un gosse de 12 ans acheter une bouteille d’eau !!!
S’il vous plaît, faite venir à nouveau le médecin cantonal, le Dr Chung-Yol Lee.
Il pourra vous confirmer en direct les faits suivants :

– L’eau est un solvant
– L’eau peut contenir des traces de métaux lourds
– Boire de l’eau à la bouteille dans la rue pourrait re-normaliser l’alcoolisme.
Éventuellement des jeunes qui n’ont jamais consommé de bière pourraient commencer par boire de l’eau et devenir alcoolique.
(le lien de cause à effet n’a jamais été démontré mais comment résister aux attraits du sophisme de la pente savonneuse ?)

Le grand problème c’est que pour l’heure l’eau tombe sous le coup de la loi sur les produits alimentaires et non pas sous le coup de la loi des produits pharmaceutiques.
Les producteurs ne sont donc pas soumis au principe de la transparence dans le procédé de fabrication.
Il y a donc de nombreux fabricants et de nombreux produits. Impossible de les analyser tous.

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Comme vous le voyez, on peut effrayer les gens sur n’importe quel sujet en disant presque la vérité (mais pas toute), il suffit d’appliquer un traitement négatif.
C’est ce que vous avez réussi au sujet de la vape vendredi.

Un petit détail à rectifier : En Europe, suite à la TPD (directive sur les produits du tabac) chaque e-liquide vendu doit faire l’objet d’une notification.
C’est ainsi que 89’000 e-liquides ont été analysés en laboratoire, créant un nouveau segment de marché sans pour autant diminuer les cas d’intoxications qui n’existaient déjà pas avant.
Il est donc possible de les analyser tous, et ils le sont.

Vous affirmez que  « pour les professionnels de la santé, le produit en lui-même reste dangereux »

Pour un nombre grandissant de scientifiques et de professionnels de la santé – dont le GREA – la vape représente une opportunité sans précédent dans la lutte contre le tabagisme.
La réduction des risques fait partie de la politique des 4 piliers adopté par la confédération.
L’interdiction de vente de e-liquides contenant de la nicotine est une entrave au principe du cassis de Dijon dépourvue de base légale.
Nous attendons depuis 2 ans maintenant l’issue de notre recours à ce sujet.

Note : Lorsque plusieurs études se contredisent, les scientifiques procèdent à une méta-analyse et à une revue systématique pour confronter les différents résultats, trouver des évidences et tirer des conclusions.
Une méta-analyse a plus de poids qu’une simple étude car elle diminue les biais méthodologiques et additionne les résultats.
Les méta-analyses existantes sur la vape concluent à une réduction des risques d’au moins 95% et à l’absence d’effet passerelle.

Notez encore que je ne cautionne pas le fait qu’un shop vende une cigarette électronique  à un gosse de 12 ans.
A vrais dire, je vais même jusqu’à douter que ce fait soit réel et qu’il se soit produit dans un shop spécialisé.
Dans le contexte politique actuel, où un projet de loi est en cours et qu’une initiative « Protéger les enfants et adolescents face à la publicité pour le tabac » est en préparation, ne serait-ce pas une simple manipulation politique ?
Avez-vous vérifié vos sources ?

Suite à votre reportage, le public a retiré une image négative de la vape, un outil qui sauve des vies.
Ce qui n’a pas été dit :

– Le tabac tue 9500 personnes en Suisse chaque année
– Le sucre tue aussi, 1300 personnes sont mortes en Suisse d’un diabète sucré en 2015.
– La vape, avec 13 ans d’existence et environ 30 millions d’utilisateurs de par le monde, n’a jamais tué personne. La vape est probablement beaucoup moins nocive que le Coca. Êtes-vous choqué de voir un enfant boire un coca ?
– Malgré des décennies de luttes anti-tabac, environ 30% de la population Suisse fume. La lutte contre le tabac est un échec.
– La vape est l’outil de cessation tabagique le plus efficace dont on dispose actuellement.
– Les jeunes de 15 à 25 ans sont la tranche d’âge de la population la plus touchée par le tabagisme.
– Nombres de fumeurs ont commencé à fumer à 12 ans. Et ce même dans les cantons où la vente de cigarette est interdite aux mineurs. L’interdiction n’est donc pas une solution, même si dans le cas du tabac elle tombe sous le sens.
– Plus une personne commence à fumer tôt, plus il lui sera difficile d’arrêter.
– Interdire aux jeunes fumeurs l’accès au moyen le plus efficace pour arrêter de fumer ne protège pas les jeunes, cela protège le tabac.
– Aux USA, dans les états qui n’ont pas interdit la vape aux mineurs on a constaté une diminution du tabagisme chez les ados.
– Lorsque ces mêmes états ont interdit la vape aux mineurs, la prévalence tabagique chez les jeunes a augmenté à nouveau pour revenir au stade initial.

Ce que j’écris ici est issu de données scientifiques.
Si vous avez le moindre doute ou simplement un quelconque intérêt,
c’est très volontiers que je vous envoie en référence la liste des études et méta-analyses sur lesquelles je me base.
Je me tiens également à votre entière disponibilité pour défendre les points ci-dessus de vive voix.

Avec néanmoins mes sincères salutations

Nicolas Michel

P.S.
Dans la mesure où c’est une affaire de santé publique, je me permet de poster mes propos à divers endroits sur le net pour que cette réponse soit publique.

Dosage de nicotine

Lorsque vous commencez à vapoter, une des grandes questions est le dosage de nicotine dans votre e-liquide. Voici quelques points pour vous orienter.

Tout d’abord il faut préciser que aux doses où  l’on vape, la nicotine n’est pas toxique. Pas même cancérigène. Vous pourriez avaler le flacon en entier, ça ne vous tuerais pas. En tant que fumeur, vous êtes déjà accro à la nicotine. Comme elle n’est pas toxique, ne vous gênez pas de l’utiliser le temps de vous libérer définitivement de la clope (au moins 6 mois et souvent même plus longtemps selon les spécialistes). L’important est d’arrêter de fumer, pas d’arrêter la nicotine.

Le fait d’utiliser de la nicotine double vos chances de succès.
Vous risquez moins de prendre du poids et votre entourage vous en sera reconnaissant car vous serez moins nerveux, moins irritables.

 

Le matériel

Pour moi le premier critère du dosage de nicotine est le matériel utilisé.
Par exemple un atomiseur Nautilus, à tirage serré et vape indirecte, permet de vapoter du 18mg/ml. Personnellement en dessous de 12mg/ml sur un Nautilus, je m’emmerde. C’est plat, j’ai l’impression de tirer sur une paille. Le nautilus (avec les résistances 1.8 ohm) se vape aux alentours de 10W.

A l’opposé, le TFV12 ou le Melo 300 (des ato « gros nuages ») se vapent facilement à 100W. On peut supposer donc que la quantité de liquide que vous allez vaporiser à chaque taff sera 10x plus importante avec un TFV12 qu’avec un Nautilus.

  • En indirect, on prends d’abord en bouche. Moi et ma grande gueule, on arrive à se mettre environ 15cl de flotte dans la bouche.
  • En direct, on utilise la capacité pulmonaire, c’est à dire facilement 2 à 3 litres, soit 15 à 20x plus qu’une taff « indirecte »

On peut donc présumer qu’une taff de « 3 litres à 3mg » équivaut à « 3 taff de 15cl en 20mg ». Enfin pour autant qu’on ait une densité de vape comparable dans les deux cas.

C’est un peu comme si on compare un (petit) verre de whisky avec un (grand) verre de bière. L’un est très fort et se déguste en bouche, l’autre descends tout seul à pleines gorgées avec 7x moins d’alcool. On ne peut pas vaper « à pleine gorgée » (vape directe) à 18mg. Et si on ne met pas assez de nicotine dans un tirage serré, c’est ridicule comme une bière de 4cl. Pour chaque ato il y a un dosage de nicotine qui convient.

Il en ressort une évidences:  Tout comme on est plus vite bourré avec du whisky qu’avec de la bière, vous aurez plus facilement votre dose de nicotine avec un tirage serré, 10W à 18mg qu’avec un monstre qui vape à 100W en 3mg. Néanmoins il est tout aussi possible d’avoir sa dose à 3mg qu’il est possible de se torcher avec de la bière.

Pour schématiser, voici un récapitulatif de ce que je conseille par rapport au matériel, conseil qui est à ajuster en fonction de votre tolérance et de vos spécificités :

Vape serrée, autour des 10 watt =  entre 18mg/ml et 12mg/ml
Vape medium, genre Ego AIO, 20 W = entre 12mg/ml et 8mg/ml
Vape plutôt ouverte, genre Melo 3 à 30W = entre 6mg/ml et 4mg/ml
Grosse vape, plus de 60W =~3mg/ml

Généralement la puissance recommandée est notée sur la résistance, prenez la valeur basse et référez vous au tableau pour un point de départ.

Si vous fumez peu et que vous prenez la dose « haute », d’une part vous aurez moins de risque de sous-dosage, d’autre part vous aurez naturellement tendance à vapoter moins. C’est donc très bien. N’ayez pas peur d’un sur-dosage, dans le pire des cas il vous faudra faire attention à ne pas vapoter trop et vous pourrez facilement baisser un poil le dosage lors de votre prochain achat. (baisser de 1 ou 2 mg suffisent généralement pour régler un sur-dosage)

Les symptômes d’un sur-dosage sont le mal de tête, nausées, tête qui tourne.
Le symptôme d’un sous-dosage est l’envie de fumer, en particulier les clopes « clef » le matin, après le repas, le soir ou à l’apéro.
On conseille de régler votre nicotine sur les clopes « clef », celles qui sont le plus dur à éliminer.

Votre résistance à la nicotine

La principale cause d’échec avec la vape est un sous-dosage en nicotine
(j’englobe les vapo-fumeurs dans les échecs de la vape. Même si un type qui passe de 2 paquets par jour à 5 ou 6 clopes est déjà très content, pour moi si la vape vous apporte le plaisir et le shoot de nicotine que votre corps réclame, il y a très peu de chances pour que vous continuiez à fumer)

Donc par défaut je préconise le dosage de nicotine maximum à chaque fumeur et ce quelque soit sa consommation (pour autant qu’il supporte le dosage). Il n’y a pas de danger en cas de surdosage hormis celui de vous dégoutter de fumer.

A l’instar de l’alcool dans un whisky, La nicotine pique la gorge.
Plus on en met, plus le liquide est fort, plus il y a du « hit » (contraction du larynx).
Certaines personnes apprécient la sensation du hit, d’autres ne l’aiment pas.
La moitié des fumeurs souffrent de bronchite chronique, souvent on voit des gens sensibles, ayant la gorge irritée, ils risquent de tousser puis abandonner si leur matériel / dosage n’est pas adapté. Pour cette raison je fais toujours tester le matos et les jus.
Je vous recommande donc d’aller dans une boutique physique pour votre premier achat, commander sur le net ne vous permettant pas de tester avant d’acheter.

Votre consommation quotidienne

Les clopes light ou fortes se réfèrent au goût léger ou fort du tabac, pas à sa dangerosité ni à la quantité de nicotine que vous allez inhaler. La valeur de nicotine indiquée sur le paquet est une aberration légale, un mensonge.

Un fumeur absorbe entre 1 et 3 mg par clope, même sur des clopes légères.
Dans le cas de cigarettes roulées, on peut doubler ces valeurs.

Donc si vous fumez un paquet par jour, vous aurez besoins de vaper entre 20mg et 60mg de nicotine par jours.

Faites le calcul avec 1mg, (divisez le nombre de clopes par le dosage de nicotine de votre jus) ça vous donnera la quantité de jus minimum à vaper chaque jour, sachant que ça pourrait aussi être le triple, surtout si vous fumez vos clopes rapidement et jusqu’au filtre.

Cette indication vous permet d’avoir une idée de combien vous devriez vapoter. Si vous vous sentez nerveux, irritable, si l’envie de clopes reste, tenter d’augmenter soit la dose de nicotine, soit la quantité de jus que vous vapotez par jour.

 

 

Fréquence de vapotage

Tout comme une série de régimes alimentaire strict entrecoupés de pauses « mac-do, pizza et kebab » entraîne l’effet « yoyo » ( malgré les nombreux régimes vous grossissez ) avec la clope l’alternance du shoot et du manque induit une augmentation du nombre de capteurs nicotinique dans votre cerveau et tends à vous rendre toujours plus accro. Quand on fume une clope, au prix où elles sont, on a tendance à rentabiliser la clope et à la fumer jusqu’au bout. (15 taff en moyenne) Avec la vape, c’est différent.
Vous pouvez tirer une simple barre et reposer votre mod tranquille, vous n’êtes pas obligés de reproduire le schéma de 15 taff que vous aviez en fumant.
On conseille donc de vapoter régulièrement mais peu. Par exemple, plutôt qu’une clope de 15 taff toutes les heures, 1 taff de vape toutes les 4 minutes revient au même si on compte le nombre de taff par heure mais ça vous évite les phases shoot/manque/shoot/manque et votre addiction à la nicotine aura tendance à diminuer naturellement car votre cerveau ne verra plus le lien entre le geste et le shoot. En fait vous éliminez le shoot et vous rapprochez de l’effet d’un patch, doux et régulier.

Diminution de la nicotine

Il y a deux points de vue.

  • Le premier, celui qu’on a quand on se met à la vape, c’est que le but ultime est de tout arrêter : d’abord la clope, ensuite la vape.
  • Le second est insidieux, il nous vient à l’esprit lorsqu’on constate qu’on adore la vape. C’est se dire que la nicotine est magique, qu’on l’aime. Elle régule notre humeur, elle nous réveille le matin, nous calme le soir, nous aide à manger moins, elle est une récompense après l’effort, vapoter est un petit moment de plaisir qui ne fait de mal à personne, pas même à nous-même, alors pourquoi s’en passer ?

Mon choix personnel est bien entendu le second, mais ça ne regarde que moi. Je suis très heureux à chaque fois que j’entends quelqu’un dire qu’il a réussi à arrêter de fumer puis de vapoter et qu’il se sent désormais libre.

Dans tous les cas il y a 3 choses importantes :

  • écoutez votre corps. Si vous avez trop de nicotine, il vous le dira. Se forcer à consommer de la nicotine n’a pas de sens si on en a pas le besoins.
  • Il vaut mieux craquer pour la vape que pour la clope. Si vous choisissez de vapoter en zéro mg, c’est très bien mais en cas de crise, il vaut 1000x mieux remettre de la nicotine dans votre jus plutôt que de craquer pour une clope. Ne jetez pas votre matos après 48h sans vapoter. Gardez le, il arrive qu’on rechute après 6 mois et dans ce cas, ressortez votre matos et remettez le couvert.
  • Si vous appréciez le goût de votre jus bien dosé, il est probable qu’en baissant le taux vous n’ayez plus le même plaisir et il est certain que vous aurez envie de vapoter plus souvent. Si votre but est d’arrêter la vape, à la place de baisser le taux de nicotine, vous pouvez très bien vapoter de moins en moins souvent, mais au même taux.