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A propos nic

Patron de Fumerolles, fumiste, ancien fumeur, actuel vapoteur.

Une soirée sans fumer

Lundi prochain, le 26 juin, aura lieu la première d’Une soirée sans fumée

Venez déguster une bonne bière et vapoter.

Une fois n’est pas coutume la Mise en Bière ouvre ses portes un lundi pour une soirée bières & vape.

Vous êtes fumeurs ?
venez découvrir la vape, une méthode de réduction des risques qui a fait ses preuves pour vous aider à arrêter de fumer.
En présence de spécialistes et conseillers, vous pourrez poser vos questions, déguster, essayer divers modèles, divers styles de vape et plein de e-liquides, tout en dégustant une excellente bières artisanale.

Vous êtes vapoteur ?
Venez partager votre expérience, rencontrer d’autres vapoteurs, tester leur matos et leurs jus et passer un bon moment.

En collaboration avec J-Well Lausanne, Fumerolles et Sweetch

Il faut être frapadingue

Bonjour à tous

Voilà un bail que je n’avais pas alimenté ce blog. Hier soir, j’ai lu sur un excellent groupe FaceBook d’aide au sevrage tabagique un commentaire d’une personne dont je tairai le nom à moins qu’elle ne me demande de la citer :

Il faudrait être complètement frapadingue pour oser dire que c’est mieux de arrêter avec un truc que sans….le problème c’est que la plupart des gens ne peuvent pas arrêter sans substitut, c’est simple, Wallace. ..alors comme tout est mieux que la clope…..

Je suis frapadingue. Arrêter par la volonté, je trouve ça complètement con, absurde.

Je ne devrais pas le dire car ça peut être pris pour un manque de respect et que l’important c’est d’arrêter, mais j’ai le droit de le dire car je l’ai déjà fait, j’ai déjà arrêter une fois par la volonté et donc je peux parler de mon expérience. Je ne parlerai pas des patch ni des gommes, je n’ai jamais testé mais c’est efficace selon les pro.

J’ai arrêté a la dure il y a vingt ans. L’arrêt m’a pris un an et 4 tentatives. Un an de mauvaise humeur, à bouffer, bouffer et bouffer encore, à lutter chaque jours, à me battre contre mon addiction et à être frustré, en manque. Durant un temps  j’allais jusque à suivre les fumeurs dans la rue pour respirer les effluves de leurs clopes. C’est dire le manque.

Arrêter de fumer à la dure, seul, par orgueil et volonté, ça a été pour moi un vrais traumatisme.

J’ai tenu 10 ans sans fumer mais un jour mon médecin a diagnostiqué une rcuh alors j’ai repris la clope pour me soigner. Pas de bol, c’était un Crohn. (La nicotine soigne la rcuh, fumer agave le Crohn). Vous me direz que j’aurais pu tester les patch, mais un ex-fumeur cherche toujours, même après 10 ans, un prétexte pour recommencer. À cause des cette frustration, profonde et indélébile.

Jamais je n’aurai le courage de recommencer une défume sans rien. Trop dur. Un jour un collègue est rentré de vacances avec une cigalike. J’ai commencé par me foutre de sa gueule, puis j’ai testé et aimé. Ma première ego, je l’ai achetée pour jouer. Pour économiser aussi, mais sûrement pas pour arrêter de fumer, je ne suis pas de ces chochottes qui on peur de tout, même de choses qui arriveront dans très longtemps. En 1 taff de vape, j’ai quitté le tabac. Sans efforts, sans volonté, sans mauvaise humeur, sans manger plus, comme un gosse à jouer avec mon gadget. Si vapoter est plus fun, que tu as ton rituel, ta récompense et ta nicotine, pourquoi fumer ?

Pour celui qui stop à la dure, justune fout tout en l’air. Ce n’est pas le cas avec la vape, on peut très bien passer une soirée à fumer (panne de batterie, des potes insistants, etc …), puis reprendre son substitut avec soulagement. Depuis que je vape, fumer me dégoutte. Aucune envie, aucun manque. Facile. Ça fait plus de 3 ans que je vape, je découvre encore plein d’arômes parfois improbables, surprenants, j’adore. Pourquoi arrêter ? Ça ne me fait pas de mal. Je ne suis pas plus dépendant à la vape que je ne suis dépendant à l’électricité, aux transports publics ou aux bisous de ma copine. Vapoter sans nicotine ? Peut-être, pour voir, mais a quoi bon ? La nicotine n’est pas nocive, elle régule mon humeur, mon appétit, elle m’aide à me concentrer et mieux encore, elle est le prétexte parfait pour justifier, devant tous les esprits chagrins, ma vape.

Faisons une petite métaphore :
Il faudrait être complètement frapadingue pour oser dire que c’est mieux de prendre sa voiture pour franchir les alpes que d’y aller à pied. Le problème, c’est que la plupart des gens sont des patachons incapable de faire un effort.

Arrêter de fumer à la dure, c’est comme gravir une montagne. Certes pour ceux qui arrivent au sommet, il y a de la fierté, on a accomplis un exploits, on se sent plus fort, on peut en être fier. Mais l’objectif n’est pas de se sentir plus fort, l’objectif est de franchir l’obstacle, de ne pas crever d’un cancer du poumons. Combien de gens sont capables de franchir les alpes à pied ? Combien ont assez d’envie, de force et de temps ? Prends ta caisse, vas y et c’est réglé. Oui, je balaie d’un coup des décennies de lute anti-tabac, je le dis, c’est des conneries. Les témoignages de gens qui luttent, qui pleurent tous les matin parce qu’ils ont envie d’une clope mais qui tiennent bon, qui chutent puis se relèvent, qui boivent un verre d’eau pour passer le manque, tout ça me fait pitié. C’est complètement con. Admirable mais inutile. 

Il y a 30% de la population – à la louche – qui fume et selon moi la vape peut faire stopper la clope facilement et rapidement à environ le tiers d’entre eux. Un second tiers sera plus difficile à convaincre, la vape leur convient mais ils ne se détachent pas si facilement du tabac. Puis il y a un tiers à qui la vape ne convient pas et pour ces gens là, je conseillerai de tester la iQos ou un truc similaire. Les obstacles que l’OFSP nous met en travers du cloud empêchent à la louche de sauver 3000 morts chaque année, c’est une honte. La volonté des hôpitaux, par exemple, d’interdire de vapoter à l’intérieur, les privent d’une opportunité incroyable d’aider les gens à quitter le tabac. Et tout cela parce que tous ces gens sont convaincus que le mieux c’est d’arrêter, « tout simplement ». 

Si c’était simple, ça se saurait.

Petit point sur la situation de la vape et des diverses législations

Hello
Je fais un petit résumé ici un peu à l’arrache, de tête. S’il y a des coquilles et des imprécisions, merci de me le signaler 🙂 Vous trouverez de plus amples info sur les sites des associations citées.

En Suisse

Aujourd’hui, au niveau suisse, les produits du tabac sont assimilés à des objets usuels en contact avec les muqueuses,  comme les biberons. On avait une loi sur le tabac en préparation (LPTab) et qui incluait les produits de la vape mais cette loi a été rejetée. Il ne reste donc que la lettre d’information 146 de l’OFSP qui a été entérinée par l’OSAV.
Vous noterez que ces deux entités sont liées à l’exécutif et non au législatif et donc en fait il n’y a pas de loi sur la vape, juste une décision faite par des fonctionnaires à défaut d’un vrais choix démocratique. Leur position sécuritaire me semble absurde puisque depuis 10 ans que la nicotine est interdite dans les e-liquides en Suisse, chaque année en Suisse 9000 personnes meurent du tabac et que la vape, si elle n’étant pas entravée comme elle l’est, pourrait sauver plus de vies.

En pratique, en Suisse on a pas le droit de vendre de e-liquides contenant de la nicotine mais on a le droit d’en acheter (à l’étranger donc) 150ml max, sans limitation de dosage. Théoriquement toutes les 6 semaines mais aucune vérification n’est faite sur le délais.

La riposte que nous, vapoteurs, avons établie est principalement un recours au TAF (tribunal fédéral administratif) qui a été déposé suite à la décision de l’OSAV d’entériner la lettre 146 de l’OFSP. Il y a eu divers recours, celui de Helvetic Vape a été rejeté mais celui de la SVTA est en attente de jugement. Il se pourrait donc qu’un de ces 4 le TAF légalise la vente de e-liquides contenant de la nicotine. Je ne sais pas quand mais ça fait déjà depuis juillet 2016 qu’on attends la sentence, ça pourrait tomber à tout moment si ce n’est que le sujet étant chaud brûlant je pense que le TAF est un peu craintif, les implications politiques étant évidement très importantes.

Il y a bien entendu d’autres actions qui sont faites par les associations (HV et SVTA) mais qui sont plus un travail de longue haleine, d’information et de communication.

Pour le vapoteur qui ne souhaite pas acheter ses e-liquides sur le web sans les déguster, il est possible d’acheter un concentré nicotiné en 100mg/ml (dans une base PG) puis de l’ajouter dans des jus achetés en boutique en zéro mg. Vous trouverez de la nicotine Suisse qualité pharma aux USA (cherchez l’erreur) par exemple chez Nicvape ou à Chypre chez Mix’n match. Vous pourrez ensuite, à l’aide d’une seringue de 1ml qu’on trouve en pharmacie, ainsi qu’un petit programme comme celui-ci, doser vos liquides avec présision.

En France

En France la TPD est effectivement appliquée depuis le 1er janvier 2017.
La TPD est une directive européenne qui tends à limiter la vape, sois disant pour notre sécurité. La France s’est révélée être plutôt clémente dans son application, ceci très probablement grâce à l’excellent travail de diverses associations telle que la FIVAP ou SOVAPE. En effet, un dialogue ayant été établis avec le législateur, les français se retrouvent avec une version light où seuls les produits contenant de la nicotine sont concernés.

En pratique en France les limitations sont les suivantes :

  • limitation à des flacons de 10ml pour les e-liquides
  • limitation à 20mg de nicotine seulement
  • Interdiction de vente aux mineurs
  • les cartouches et ato pré-remplis contennant de la nicotine sont limités à 2ml
  • Obligation de déclarer chaque nouveau jus avec analyses en laboratoire et taxes d’enregistrements
  • Diverses bêtises sont à écrire sur les flacons genre tête de mort (le produit est au max à 1/5 de la dose mortelle, vous pouvez l’avaler sans danger même si c’est pas fait pour)
  • La publicité et la propagande pour la vape sont interdits
  • etc, …

Ailleurs en Europe

Dans le reste de l’Europe, chaque pays a eu l’obligation d’appliquer la TPD, mais l’a fait de diverses manières, plus ou moins liberticides. En Belgique par exemple, le législateur a été bien plus dur qu’en France en appliquant la TPD non pas aux seuls produits contenant de la nicotine, mais à un peu tout. Par exemple sauf erreur en Belgique un ato de plus de 2ml sera interdit d’ici une dixaine de jours à l’heure où j’écris cet article. (ne me demandez pas pourquoi, mes suppositions ne valent guère mieux que la pitoyable explication officielle)

Ce qui est particulièrement absurde est qu’alors que la TPD devait uniformiser et centraliser les réglementations, un producteur de e-liquide souhaitant vendre son produit en Europe devra déposer une demande dans chaque pays séparément. Autant dire que la majorité ne pourra pas le faire – ne serais-ce que parce qu’ils ne parlent pas les langues du pays et donc ne pourront pas comprendre comment faire – et que donc l’offre va diminuer. Rappelons au passage que les accidents dû à des e-liquides sont pour ainsi dire inexistants alors que le tabac tue 7000’000 personne chaque année en Europe selon les statistiques officielles. Bonjour donc l’augmentation de la sécurité.

Le reste du monde

Le Quebec a déjà sévis envers la vape en appliquant les mêmes règles au remède qu’au mal qu’est le tabac. Il est par exemple interdit de faire déguster un arôme dans une boutique. On a le droit de sentir le flacon mais pas de vaper à l’intérieur du shop de vape. Comment voulez vous dans ces conditions évaluer la dose correct de nicotine que le client supporte ? C’est un peu comme un ophtalmologue qui n’aurait pas le droit de pratiquer un examen de vue. On vends « à l’aveugle ». Dans la foulée ils ont également interdit la vente sur internet. Dans un pays aussi grand, je plains les pauvres vapoteurs qui n’habitent pas en ville.

Les USA sont probablement un des pire pays en matière de droit des vapoteurs car la FDA a toujours été très anti-vape. Pour le moment, selon wikipedia, pas mal d’endroit restreignent le droit de vapoter à l’intérieur, mais le pire est à venir car la FDA a l’intention de taxte la vape à tel point qu’elle même estime que 75% des entreprises partiront en faillite.

Bref, la liste est loin d’être complète mais voici un petit aperçu de ce que les gouvernements ont mis en place ou sont en train de préparer.

Pourquoi ?

La question que l’on se pose est : Pourquoi tant de haine ?
L’interprétation la plus courante est que ce n’est qu’une question de fric. Le tabac rapporte sur 3 niveaux : En taxes sur le tabac, en évitant de verser l’AVS à pas mal de monde et en tuant les gens avant qu’ils ne coûtent trop cher au niveau santé, EMS et autre.

Bien que ce ne soit pas exclu que ce type de raisonnement rentre en ligne de compte, je garde confiance en l’humanité et je n’aime pas prendre mon prochain pour un salaud malhonête. Certes, la TPD par exemple contient divers paragraphes directement issus des lobbies du tabac. Certes, également, certains gros pharma tel Johnson & Johnson sont ouvertement anti-vape et j’avais lu il y a quelques temps des rapports sur des versements établis aux USA par ce type de boites pour luter contre la vape. Mais je pense qu’il y a autre chose.

Si on oublie la question de la méconnaissance et de la désinformation, (c’est nouveau, il y a une tête de mort sur le flacon, ce genre d’avis se manipule et ne compte pas à moyen terme) il y a selon moi 3 raisons principales qui motivent les anti-vape :

  • – On a besoins de croire en quelque chose pour tenir le coup et par conséquent tout ce qui peut infirmer nos croyance est un danger contre lequel il faut luter. Les pro de la lute anti-tabac ont dû remettre en question une politique au long cour basée sur l’abstinence, la souffrance et la volonté. La vape, avec son côté fun, fout toute une politique vielle de plusieurs décennies à la poubelle et c’est très désagréable de se faire damner le pion par des profanes.
  • La vape est un plaisir. On est nombreux à se dire qu’on est plus vraiment accro à la vape mais on continue parce qu’on aime ça. A terme, quand plus personne pourra prétendre qu’on a pas de recul, pourquoi un non fumeur devrait-il se priver de ce plaisir ? Je pense que d’ici quelques années le risque qu’une part importante de la population se mette à vapoter sans « raison médicale » (l’arrêt du tabac) est une réalité. Cette réalité fait peur à pas mal de monde je pense, ils l’expriment maladroitement avec l’effet passerelle ou des stats sur la protection des jeunes mais je soupçonne que le spectre d’une nouvelle épidémie de « fumeurs » fait peur car à moins de stigmatiser et diaboliser la vape, ça finira par arriver. (c’est trop bon)
  • Stratégiquement la vape induit une perte de pouvoir de l’élite en place au profit d’une nouvelle élite. Il y a une tabacologue dans ma rue, moi j’ai un shop de vape. Je n’ai aucun chiffres mais je parie que j’aide plus de monde qu’elle à arrêter de fumer parce que chaque client satisfait devient un ambassadeur de la vape, la bannière vaporeuse fièrement expirée à chaque taff. Comment cette femme pourrait prendre de façon positive cette perte de maîtrise de la situation alors que c’est son gagne pain ?


D’une façon générale et commune, ce qui est nouveau fait peur, c’est pas logique c’est ancré au fond de nous comme un réflexe de survie.

Etude Suisse sur le « cannavaping » thérapeuthique

C’est dans ces moments là que je me dis que la Suisse est un beau pays.
Alors que le petit monde de la santé publique ergote encore sur les dangers de la vape et sur son efficacité en tant qu’outil de réduction des risques liés au tabac, une équipe du CHUV menée par le Dr. Vincent Varlet a publié une étude dans le prestigieux journal « Nature » sur le Cannavaping thérapeutique.

Quoi c’est ça ?

Il ne faut pas confondre cannabis récréatif et cannabis thérapeutique. Dans le premier cas,  le cannabis récréatif, c’est une drogue et c’est interdit dans la plus part des pays. Dans le second cas, le cannabis thérapeutique (ou médical) est un médicament. Il a des vertus analgésiques,  antiémétiques, anti-spasmodiques, etc … La différence peut paraître floue car cela dépends grandement de la raison et de la manière dont il est utilisé. Nombre de médicaments (la morphine par exemple) peuvent être utilisés comme des drogues ou des stupéfiants, ce qui ne justifie pas qu’on s’en prive dans un cadre médical. En Suisse, l’OFSP a commencé à autoriser, dans certains cas spécifiques, la possibilité de soulager certains problèmes avec du cannabis. Je cite la source officielle :

 L’effet positif (du canabis) est bien étayé pour les neuropathies chroniques, les douleurs liées à un cancer, les spasmes provoqués par la sclérose en plaque, la nausée causée par la chimiothérapie, la perte de poids chez les sidéens, les troubles du sommeil et le syndrome de Gilles de la Tourette.

Le problème dans son utilisation courante est que ça oblige à fumer du cannabis, or on connais bien le danger de la combustion. Une autre façon de consommer du cannabis est de le manger mais dans ce cas, le foie va métaboliser les substances actives et donc affaiblir le résultat. De plus manger du cannabis peut être relativement mal toléré par certains patients. L’idée est donc d’utiliser la vape comme moyen de délivrer du THC aux personnes qui en ont besoins tout en évitant le danger de la fumée et les inconvénients de l’ingestion.

En bref

Une équipe de chercheurs basés dans la région lausannoise et menée par le Dr Vincent Varlet a dilué du BHO, de l’huile de cannabis, dans un liquide pour cigarette électronique. Puis ils ont fait diverses mesures. Le principal obstacle au cannavaping est que le THC à l’état basique, nommé « THC-A », ne fait aucun effet. Pour qu’il agisse il doit être chauffé, « décarboxylé », on le nommes alors « THC » Si quand on fume un joint la température suffit largement, en vapotant le ratio température/durée est insuffisante pour obtenir la même efficacité. L’équipe a donc mis au point une méthode de cuisson permettant de décarboxylé le e-liquide avant le vapotage et a obtenu un résultat suffisant pour un usage thérapeutique mais insuffisant pour se péter la tronche. (les doses nécessaire pour un usage thérapeutique sont faibles alors que le fumeur de joints cherche le maximum d’effets)

Mesures des VOC

Les VOC, composés organiques volatiles,  en l’occurrence les formaldéhydes, et acétaldéhydes, semblent être la principale crainte  des anti-vape. Concernant cette partie de l’étude, je pense que le matériel utilisé ne corresponds pas à ce que nous, vapoteurs confirmés, utilisons. De plus les tests ont été volontairement fait à des voltages sans-doute trop élevés pour être vapable et le matériel de test n’a pas été gouté, donc ces résultats ne sont pas véritablement transposables à notre vape. Reste qu’ils ont trouvé une quantité cumulée de formaldéhyde et d’acétaldéhyde inférieure à 1.5 µg/mg d’e-liquide. Ne me demandez pas ce que ça représente sur l’échelle du danger, parce que fondamentalement tout est question d’échelle, bien sûr.

 

Inspirations du dark web

Comme avec la vape, la science a un train de retard, elle ne fait que mesurer et analyser des pratiques totalement anarchiques qui sont déjà bien développées chez les utilisateurs. Encore plus qu’en vape, les amateurs de cannabis sont capable d’expérimentations artisanales incroyables pour se péter la tronche, étant prêt à tout pour rire un coup.  Vous pouvez lire par exemple l’article wikipedia sur le BHO cité plus haut, c’est impressionnant de voir la créativité des utilisateurs de cannabis. Les vaporisateurs d’herbe sont du reste pas nouveaux, même si ça reste cher et compliqué avec des résultats relatifs, le Volcano® par exemple existe depuis des lustres. Il vaporise l’herbe sans la brûler, ce qui est très intéressant du point de vue de la réduction des risques. Bref cette étude ne fait pratiquement qu’analyser des techniques existantes en les améliorants mais apporte une vision scientifique primordiale et un espoir pour les gens qui ne souhaitent pas se défoncer mais juste se soigner avec une méthode testée et sûre. Je trouve excellent d’imaginer que des gens qui ont de bonnes raison de consommer du cannabis puissent un jour accéder à un système médical éprouvé. Le fait que ce soit de la vape me plais particulièrement.

Concrètement

Concrètement l’équipe a choisis d’effectuer ses tests sur une CE4+ (hélas, car c’est probablement le pire des ato) avec une batterie Innokin VV allant de 3.5 à 5 volts. Puis ils ont utilisé une machine à fumer et ont poussés la batterie au voltage max, ce qui n’est pas ce qu’un vapoteur ferait avec une CE4+, mais qui donnait un meilleur taux de THC décarboxylé. Ils ont utilisé du BHO dans divers type de dilution et ont mesuré le taux de THC en sortie.

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Résultats

Si j’ai tout suivi, avec du BHO dilué à 10% dans un e-liquide, il faudrait 100 bouffées environ de 70 mL pour ressentir les mêmes effets qu’une dose de 1.5 mg injectée en intraveineux. C’est donc selon eux indiqué pour un usage thérapeutique mais trop faible pour un usage récréatif.

Questions

J’ai rencontré M. Vincent Varlet, qui est le leader de cette étude. Je le remercie au passage du temps qu’il m’ Je lui ai posé diverses questions et il m’a envoyé un mail avec les réponses que voici :

  • Le cannabis est encore un sujet un peu tabou, il est classé comme stupéfiant. Avez-vous mené votre étude de manière à limiter l’efficacité de vos résultats afin de démontrer la possibilité d’un usage médical tout en décourageant l’usage récréatif ?
    – Non
  • Le principal problème du cannavaping, quand on lit votre étude, semble être la transformation de THC-A en THC décarboxylé. Quand j’étais jeune, certains copains consommaient des yoghurt contenant du haschich. La préparation n’était pas cuite et pourtant ils semblaient passablement groggy. Est-ce que le haschich est déjà décarboxylé ou est-ce que le THC-A fait tout de même un effet, mais pas celui recherché dans un usage thérapeutique ?
    – La réponse est ici.
    En substance, Vincent Varlet m’a expliqué qu’il a travaillé avec du BHO et non avec du haschich et donc ne peut répondre que concernant ce qu’il a étudié – mesuré.
  • Vous avez utilisé un CE4+ et un mod Innokin à voltage variable. Les CE4 datent de début 2011 environ, c’est donc désuet et ça ne me semble pas représentatif de ce qui est utilisé actuellement par la majorité des vapoteurs. Pourquoi ne pas avoir choisis un système avec contrôle de température qui vous aurait permis d’évaluer les teneurs en THC décarboxylé à diverses températures de façon simple tout en gardant un confort de vape réaliste et actuel ?
    – Cette étude a été menée en 2013-2014. C’était l’entrée de gamme à l’époque…. Puis le temps de faire l’étude, d’écrire la publication et qu’elle soit publiée, le temps file et notre modèle d’étude devient dépassé par les nouveautés…
  • Que représente, en terme de dangerosité, les quantités d’aldéhydes mesurés comparés par exemple à une cigarette fumée ou mieux, à un plat de rösti bien grillé ?
    – Largement moindres
  • Que pensez-vous des atomiseurs à BHO, ces petites cuves de céramiques ? A quelle température est-ce que ces appareils fonctionnent ? Pensez-vous qu’il y ait un risque de bronchite lipidique en raison de l’aspect gras du BHO ?
    – On connaît mais n’a pas testé. Nous nous sommes restreints à trouver une forme intéressante d’administration de cannabis thérapeutique plutôt qu’étudier l’efficacité/dangerosité du dabbing de BHO.
    Note : lors de notre discussion le Dr. Varlet a confirmé ce que je supposais, à savoir que ces petits atomiseur à huile sont dangereux. Les effets du BHO sont 20 à 30x plus violents que ceux d’un joint, on se prends une ou deux taff de BHO pur et on est HS pour 4 heures. Il est nettement préférable de le diluer et c’est ce qu’il a fait dans son étude.
  • Vous dites que vos résultats démontrent que le cannavaping n’est pas assez efficace pour une utilisation de type récréative, cependant vous utiliser une CE4+. Ne pensez vous pas qu’un amateur arrivera à ses fins en vapotant avec du plus gros matos et à haut voltage ? (le genre de drippers qui descends 1ml en 10 taff)
    – Si, bien sûr. C’est pourquoi le mésusage de ces e-instruments pose un problème de santé publique majeur.
  • Vous semblez attacher une importance particulière à l’élaboration d’une méthode calibrée qui garantisse un résultat stable selon un certain nombre de bouffées. Pensez-vous qu’il n’est pas possible de faire simplement confiance à l’utilisateur, lequel devrait pouvoir sentir le dosage dont il a besoins ?
    – Non, comme pour tout médicament, nous recommandons de définir une posologie, c’est pourquoi des tests cliniques doivent être entrepris.
  • Quel est la suite de votre travail, allez vous tenter de poser un brevet, chercher un partenariat avec une pharma ou développer un produit ?
    – Nous nous contentons actuellement d’observer les réactions des acteurs de la santé publique.

Source : Varlet, V. et al. Drug vaping applied to cannabis: Is “Cannavaping” a therapeutic alternative to marijuana? Sci. Rep. 6, 25599; doi: 10.1038/srep25599 (2016).

TiPowa, The bf

Ça y est, je l’ai !
La TiPowa, la bf de mon petit frère, Julien.
Quoi c’est ça ?
La TiPowa est une box meca régulée bottom feeder à deux accu imprimée en 3D.

Box, donc c’est le truc ou on met des piles et qui fournit de l’électricité à un atomizeur.
Meca régulée, ça veux dire qu’il y a un tout petit peu d’électronique, de quoi varier le voltage, de quoi sécuriser la box ( protection d’inversion de polarité et protection contre les courts circuit) mais pas de chargeur intégré, pas de contrôle de température pour faire compliqué ce qui peut rester simple. La vape sur meca régulé, c’est une vape lisse, douce et puissante. 120W, il existe des box qui vont au delà mais on ne va quasi jamais au delà.
Bottom feeder, ça veux dire qu’il y a un flacon dans la box, qu’on presse pour ajouter du liquide dans le driper.
C’est génial : la vape driper est – à mon goût – la meilleure vape du monde, mais pas pratique car il n’y a pas de réservoir. Avec une box bottom feeder, vous avez quasi 9ml de réservoir et pourtant c’est un vrais driper.
Deux accu, c’est à la fois plus de puissance et plus d’autonomie.
Enfin l’impression 3D, c’est léger et solide.

Julien est marrant, il était tout gêné du prix alors que c’est pas cher pour ce que c’est : un produit artisanal, fait avec amour, passion, un objet unique quoi. Du coup, il s’est justifié durant un bon moment :
– bon, tu vois, je voulais un pin positif réglable parce qu’en bf sinon ça pisse, mais du coup j’ai acheté le connecteur 510 à un moddeur italien, c’est le meilleur connecteur mais il coûte dans les 30 balles rien que cette petite pièce, …
– l’électronique, c’est celle des hexohm, robuste et fiable mais pas donné non plus
– le flacon, j’ai pris un plastoc spécial ultra souple mais la aussi, c’est pas le prix d’un truc standard
– Le bouton, la qualité du plastique utilisé, le godet pour éviter que l’ato ne coule, les heures de travail, etc …  j’ai pas pris de notes, j’ai oublié la moitié, mais je sais bien que sa box elle est faite avec tout ce qui se fait de mieux, avec un sens du détail qui me dépasse et sans la moindre prétention.

Bref j’en ai 4 dont la mienne, il en a fait 30 en tout et il n’en fera pas d’autres je pense alors si vous êtes intéressés, c’est ici que ça se passe 🙂

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Plouf

Le nouveau dualisme : l’instant contre l’avenir

Bon, voilà un sujet qui fera sans doute rigoler le philosophe avertit, mais tant pis, ce site est un blog donc je vous parle de ce qui me passe par la tête, ce qui inclus apparemment quelques divagation.
C’est suite à la lecture d’un article de l’anthropologue Veronique Nahoum Grape ,lors d’une audition publique de la FFA qu’il m’est venu cette image.

Le nouveau dualisme.

D’un côté on a la considération de l’avenir
Sagesse, respect et ennuis profond.
construire sa vie, vivre en communauté, manger sainement en faisant attention à son poids, à son sommeil, à économiser au cas où, …
Cela est soutenus, exigé par un système de loi, d’éducation, de prévention, un regard de l’autre de plus en plus stricte et complexe.
Il s’agit de faire des études, une carrière, d’économiser pour un 3ème pilier, de vivre sainement, sans excès, un peu de sport,  s’épanouir dans une vie de dur labeur responsable à prendre soins de sois et d’autrui.

De l’autre côté, il y a la culture de l’instant.
Sexe, drogue et rock’n roll.
Notre monde est si contraignant et codifié, la pression de la productivité est telle qu’on s’emmerde et qu’on rêve à longueur de journée de faire n’importe quelle bêtise pourvu que ce soit grisant. Le cinéma, la musique, les pub, les affiches en ville et même la façon de s’exprimer qu’on les jeunes nous rapporte implacablement au présent, à la nécessité de s’éclater, là, tout de suite, Go ! Que ce soit en faisant fondre sa carte de crédit, en baisant comme dans un film porno, en se shootant à l’extasie, en sautant à l’élastique,
Notre culture glorifie tout ce que la morale réprouve.

Et la vape dans tout ça ?

Bin  on est dans la merde.
Soit c’est un médicament, et donc c’est chiant comme un patch
Soit c’est fun, donc dangereux. Pire que le tabac.
Les études scientifiques ont beau démontrer ce qu’elles veulent, cette prolifération d’arômes, de marques, de modèles, toutes ces vidéo avec des gros ricains frapadingues qui prennent leur pieds à faire des gros nuages, c’est une preuve concrète et tangible qu’on s’amuse et c’est donc opposé à l’ennuis raisonnable. C’est pas saint.

Parce qu’une dualité sera toujours coincée avec tout ce qui est en couleur, il faut que ce soit noir ou blanc. J’en veux pour preuve que chez les vapoteurs eux-même on a deux camps opposés :
A ma gauche le cloud chasers full VG diacétyl power qui organise des contests plein de musique, de filles dénudées et de débauche de goûts crémeux ultra sucrés.
A ma droite, l’adepte de la vape « papy » avec son Taifun GT2 qui recherche des jus bio, airflow serré et qui vous serine sur le danger des excès.
Jusque là tout va bien, on est entre vapoteurs et même si un peu de maturité et de tolérance ne feraient pas de mal, on est d’accord sur les bienfaits de la vape et sur la nécessité d’arrêter de fumer.
Le problème c’est que vu de l’extérieur, déjà c’est nouveau donc suspect, mais si en plus on a l’air de s’amuser, c’est forcément un truc pour les sales jeunes excessifs et il est donc urgent de mettre un terme à tout ça. Légiférons, interdisons. Les sales jeunes en l’occurrence ont entre 30 et 70 ans mais ça c’est un détail difficilement perceptible car du moment que c’est fun et nouveau, c’est forcément un truc de jeunes.

Bref, je ne crois pas que ce soit le lobby du tabac ou des pharma qui nuise à la vape et au fait qu’elle soit une aide dans la cessation tabagique. Je crois que  l’ennemis de la vape, c’est la pensée bourgeoise qui par tradition s’oppose aux plaisirs grisant et qui nous range sans autre dans la catégorie des trucs louches. Vous n’avez qu’à arrêter de fumer dans la souffrance, là au moins on sera sûr du pire.

Dripbox, de Kangertech

Petite nouveauté reçue ce matin, la dripbox de Kangertech.

A vrais dire c’est pas un concept particulièrement novateur, il existe déjà pas mal de botom feeder, notamment les Italiens en sont fous. Mais c’est la première fois à ma connaissance qu’une marque chinoise, une des leader du domaine, sort un tel produit. Je gage que ça va populariser ce concept et même que avec la TPD qui débarque, ça va devenir le must.

Donc pour expliquer, vous avez un petit flacon dans le mod. Ce flacon ci fait 7ml. Le pin positif du driper est percé et quand on appuie sur le flacon, ça humidifie le coton du dripper. Donc c’est une vape de dripper, une vraie, mais avec une cuve de 7ml. Un truc super sympa, quand on appuie sur le flacon, ça humidifie le coton mais lorsqu’on relâche le flacon, il re-pompe le jus. De cette façon même couché, le dripper ne coule jamais vu qu’il n’y a pas de jus excédentaire.

Au niveau de la box, j’apprécie le « faux méca » qu’on peut recharger direct sur la box avec une sécurité minimum : inversion de polarité, coupe à 0.2 ohm et coupe quand l’accu est vide. Mais on reste sur du meca, donc simple et fiable. Il faut encore que je teste la chose, reçu ce matin, mais finalement 7ml de contenance c’est pas beaucoup, j’ai déjà dû remplir. Bin oui, ça suce …

Au niveau du dripper, les airflow sont haut et donc j’ai un peu foiré mon montage, je n’avais pas anticipé. Pensez à relever vos coils à la hauteur des airflow. Cependant la vape est plus que correct, c’est un dripper médian, ni trop ouvert ni serré, aérien sans être abusé. Les plots sont fins donc pour un double clapton, j’ai dû dénuder les pattes, reste que c’est tout à fait utilisable.

Dernier point, ceux qui souhaitent faire du dripper mais qui ne veulent pas refaire leurs coils, il existe des bases pré-montées qu’on change comme un coil tout fait habituel. Et ça, c’est la première fois que je vois ça.

Et bien entendu avec une marque réputée, mais chinoise quand-même, on a de la qualité à petit prix, c’est cool.

Plouf

dripbox dripbox_plateau

Le problème des blogs

Hello, c’est juste un petit truc qu’il fallait que je dise …

 

Ce que vous lisez ici est un blog. Cela veux dire que c’est mon ressenti à un moment donné. Par exemple quand je dis que cet ato est le meilleur du moment, ou que ce jus est mon préféré, c’est vrais au moment où j’écris l’article, mais j’aurai peut-être changé d’avis le jour d’après.

Merci donc de pensez à cela en lisant un blog.
Voilà, c’est tout ^_^

La Dummy Base, c’est tout con

Le sirop, c’est un concentré. On le mélange dans un verre avec un peu d’eau, ça fait peur à personne. C’est moins cher qu’une limonade et on peut le préparer selon ses goûts.

Le DIY, c’est pareil mais ça semble tellement compliqué et inaccessible à un bon nombre de vapoteurs que j’ai décidé de vous simplifier la vie.

Au début, il y a quelques temps, j’avais négocié avec un fournisseur pour qu’il me fasse des bases de 170ml de base dans un flacon de 250ml. Donc on verse simplement un flacon de 30ml dans la bouteille, on mélange, on laisse reposer et ça fait 200ml de jus pour moins de 40.- CHF (tout dépends du prix du concentré, avec les survival par exemple ça fait 30.50 CHF). La solution était très sympa, pas besoins de mesurer à la seringue la quantité de produit qu’on met, pas besoins de compter les gouttes ou autre mais 200ml de jus, ça fait beaucoup pour tester. Donc j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai commandé de quoi faire mes propres bases.

Dummy base
Dummy base

Et voilà, la Dummy base est née. Dummy, c’est le nom anglais pour dire que c’est tout con, on trouve par exemple « le mac pour les nuls » = « Mac for Dummies ». En bref, c’est un flacon pratique, en PET, de 100ml qui contient la quantité de base 50/50 pour faire un jus avec 15% de concentration, comme recommandé.

Vous versez votre concentré dans le flacon, vous agitez et c’est fait.

Le prix de 5.50 CHF fait que pour environ 13.- CHF on sort 66 ml de jus prêt à vaper, ça prends quelques secondes à préparer, ça marche super bien et c’est pas cher.

 

Plouf 🙂