Hack et montage du Kraken

Le kraken, c’est un superbe atomiseur de type genesis, créé par le moddeur philippin Visious Ant.

Dans le petit monde frénétique de la vape, le Kraken est déjà « vieux », il a plus d’un an. Oui ça peut prêter à rire mais c’est comme ça. Depuis l’airflow a augmenté sur quasi tous les nouveaux ato, les watts on suivi, bref mon Kraken, que j’ai vapé durant de longs mois, avait fini au placard. Puis l’Origen est arrivé. C’est aussi un atomiseur de type genesis et quand je l’ai testé, je me suis dit que j’allais comparer les deux. Le Kraken offre le choix entre simple et double coil et pour bloquer un des deux, les trous d’arrivée de jus sont filetés pour qu’on puisse les fermer avec une vis. Et ces trous sont petits. A l’inverse l’Origen offre des trous de 2 sortes, les plus gros font 4mm de diamètre. C’est grand. Donc j’ai sortit ma perceuse et j’ai arrangé ça.

Les modifs

Premièrement j’ai changé toutes les vis pour y mettre du laiton. Sur le pin positif j’ai ajouté 2 rondelles pour mieux bloquer le fil résistif et pour raccourcir les pattes. Ensuite j’ai percé les trous de jus à 3.5 mm – ce qui au passage améliore beaucoup la capillarité –  et enfin j’ai agrandi l’airflow. Puis j’ai fait un montage identique sur le kraken modifié et sur l’origen, franchement je préfère la vape du Kraken à celle de l’Origen. J’ai fait tester le même montage à 3 clients et ils étaient du même avis que moi. Pourquoi ? Je fais des montages un peu extrêmes et dans l’Origen, avec sa chambre réduite, ça sent le renfermé. C’est une très bonne vape, je ne dis pas, mais saturée, compressée. Quand on envoie du lourd, il faut une chambre en conséquence, plus grande. Le kraken, avec les modifications que j’ai faites, permet une vape plus intense, ample, les saveurs sont larges et généreuses.

krakenKrakenKraken_open

Le montage

Les ato de type genesis peuvent être montés de diverses manières, du plus simple micro-coil coton au plus complexe, le mesh. Je le monte en mesh parce que j’apprécie particulièrement la qualité du rendu. De plus, si on incline le mesh la tête en bas, il va couler. Dans un sens c’est gênant, mais moi qui suis habitué aux drippers, ça ne me dérange pas. Par contre ça veut dire que le mesh a une capillarité changeante suivant l’angle de l’ato. Incliné, il est gorgé de jus, impossible de faire un dry hit. On peut donc le pousser à coin, comme un dripper. Enfin ça dépend du dripper avec lequel on le compare aussi 🙂
Le montage que je propose ici n’est pas très original, on trouve diverses revues qui présentent des choses similaires voire exactement pareilles.

Préparation du fil

Je fais d’abord le coil puis je glisse le mesh dedans. Pour ce faire, il faut que le coil soit absolument parfait pour limiter les points chauds, on gagne du temps et de la qualité de vape. Et c’est beaucoup plus facile avec du fil recuit parce qu’il a perdu toute son élasticité, il prend exactement la forme qu’on lui donne. Donc je commence par passer du kanthal 0.3 au chalumeau. Je pend des bouts assez longs, environ 20 cm, pour avoir de la prise après. Ensuite je mets un tournevis de 3mm dans le trou (qui fait 3.5mm). C’est important d’avoir un diamètre de mesh un peu plus petit que le trou pour avoir de la capillarité entre le bord du trou et le mesh. Accessoirement ça facilite grandement le remplissage, car l’air pourra sortir par le bord du trou quand on verse le liquide. Bref, je positionne le tournevis, puis je fixe le fil sur la vis du bas. Ensuite je fais 2.5 tours très serrés, bien tendus sur le tournevis, puis je me fixe sur le pôle positif en tournant dans l’autre sens, ce qui fait une forme de « S ». Je fais pareil de l’autre côté pour avoir un double coil, puis avant de visser le positif, je rééquilibre les spires pour qu’elles soient espacées partout pareil, je retends les 2 coils en tirant bien les brins et en faisant un peu bouger les tournevis. Une fois le positif serré, je vérifie la chauffe sans le mesh. Il faut que l’entier du coil chauffe au rouge simultanément.

Le Mesh

Le gag du mesh, c’est que c’est de l’inox. L’INOX est conducteur, donc vous allez inexorablement avoir une partie de l’électricité qui passera par le mesh. Ça peut créer des courts circuits. Pour limiter le problème on peut oxyder le mesh. Certains passent le mesh au chalumeau 5x, en le trempant dans l’eau pour accélérer son oxydation. Il me semble que tous les jus prennent ensuite une couleur rouge brun, j’ai l’impression de vaper des oxydes. D’autres font la méthode « Pulse », c’est à dire qu’ils oxydent le mesh sur la bête pour n’oxyder que la partie nécessaire. Le jus ne trempe plus alors dans la rouille et ça me semble plus propre mais c’est long et délicat. Parfois, si on fait un pulse trop long le fil se rompt. Perso je ne fais ni l’un, ni l’autre. Je passe juste une seule fois au chalumeau le haut du mesh une fois roulé, avant de le glisser dans le coil. Bon, ok, je pulse un peu après quand même, c’est quasi obligatoire. Mais juste pour vérifier le montage. Perso j’utilise du mesh 325 qui est un bon compromis il me semble entre le goût et la capillarité.

Coupe du mesh

Une très bonne combine que j’avais lue, on peut découper du papier pour dimensionner la taille du mesh dont on aura besoin. C’est un gain de temps. Une fois que vous avez trouvé la bonne taille de papier, faites un chablon et découpez le mesh précisément avec un cutter bien aiguisé. Une coupe parfaite sur le bord extérieur est particulièrement importante pour éviter que des petits fils ne fassent des court jus. Le mieux à faire est de couper le mesh au cutter, sur un chablon de papier. Ici, j’ai utilisé la méthode en « L » pour améliorer encore la capillarité.
Attention : Le mesh a un sens. 
Il y a des striures plus marquées dans un sens que dans l’autre. Il faut qu’elles finissent à la verticale, toujours pour assurer une capillarité optimale. Si vous avez un doute, glissez l’ongle sur le mesh, vous sentirez que c’est plus lisse dans un sens que dans l’autre.

coupeMesh

Une fois le mesh découpé, je le roule sur un fil de kanthal 0.6 bien droit. Une aiguille peut aussi faire l’affaire. Je le roule méticuleusement pour qu’il ait bien la bonne forme, lisse et droite. Puis je le déroule de 2/3 et je le laisse se ré-enrouler tout seul. Le bord extérieur devrait bien plaquer Je le resserre un peu pour qu’il coulisse dans le coil, puis quand il a la taille exacte, je passe le haut au chalumeau. Finalement je le glisse dans le coil.

Pulse

Avant de mettre du liquide, il faut vérifier le montage. On fait feu durant un très court instant, juste une touchette délicate, puis on recommence. Puis on recommence. L’entier du coil doit rougir uniformément. Au début c’est rarement le cas, alors je frôle délicatement les spires avec le bout d’un tournevis. Rien de plus, de mon expérience perso. Si c’est pas assez on va déformer le coil et ce sera le bordel, de pire en pire. Donc si ça ne se passe pas bien je refais le coil complètement. Cette partie va oxyder aussi un peu le mesh et réguler les choses. Une fois que le coil rougit bien, je mets le liquide et je vérifie une dernière fois. Si tout se passe bien, le montage devrait durer beaucoup plus longtemps qu’un MC coton puisqu’on peut le laver, faire un dry-burn et même réutiliser le mesh s’il est encore bon. Un montage peut parfois durer plusieurs mois.

Voilà, cet article n’est pas terminé, je vais ajouter des photos et des liens sur des tuto mais pour le moment, il est temps que je rentre.

Plouf

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